La période idéale pour planter arbustes et arbres se situe en automne, tandis que les vivaces peuvent également être mises en terre au printemps. Cependant, le choix dépend fortement des régions et de leurs conditions climatiques. L'automne permet aux végétaux de bien s'enraciner avant l'hiver, garantissant une floraison précoce au printemps. Dans les zones sujettes à des hivers rigoureux, il peut être préférable d'attendre le printemps, une fois les dernières gelées passées.
En général, le printemps et l'automne sont considérés comme les saisons les plus pluvieuses, ce qui aide à reconstituer les nappes phréatiques. Cela soulève la question de l'arrosage supplémentaire lors de la plantation dans un sol déjà humide.
La plantation : une étape source de stress pour les végétaux
Le transfert d'une plante d'un contenant à un nouvel emplacement entraîne un stress, variable selon la méthode de conditionnement initiale. Le stress peut être marqué, en particulier dans les cas suivants :
- Plantes en racines nues : Elles sont les plus susceptibles au stress, car leur système racinaire est exposé et doit être planté rapidement. Le pralinar les racines aide à leur reprise en fournissant une humidité indispensable.
- Plantes en motte : Enveloppées dans un tissu, elles subissent moins de stress, mais la terre d'origine devra s'intégrer au nouveau sol.
- Plantes en conteneur : Ces plantes nécessitent un démêlage des racines pour garantir une bonne intégration au nouveau substrat.
Lors de la mise en terre, un premier arrosage aide à stabiliser les racines, à relancer l'activité biologique du sol et à réduire le stress de transplantation.
Favoriser l'interaction entre racines et sol
Pour les plantes en pots ou en conteneur, il est essentiel de recréer rapidement le contact entre racines et sol. L'arrosage lors de la plantation sert cet objectif.
Après avoir déposé la plante dans son trou, rebouchez ce dernier avec la terre extraites et enrichie si nécessaire. Un système racinaire dense peut compliquer cette intégration, laissant des poches d'air autour des racines. L'eau aide à combler ces espaces, améliorant l'adhérence du sol aux racines et facilitant l'absorption des nutriments.
Garantir une humidité en profondeur
Un sol humide à la surface n'assure pas une humidité suffisante en profondeur. Souvent, même un sol boueux cache une sécheresse en profondeur. Les sols sableux, par exemple, drainent rapidement, tandis que les sols argileux retiennent plus d'humidité.
Arroser après la plantation garantit que l’eau pénètre suffisamment en profondeur, atteignant les racines. Cela incite celles-ci à s'étendre vers le bas, les ancrant solidement et les rendant plus résistantes à la sécheresse.
Si le trou vient d'être creusé et n'a pas reçu d'eau récemment ou si un terreau différent est utilisé, le risque de manque d'humidité augmente.
Les deux étapes cruciales de l'arrosage
1 - Au commencement : trempage de la motte
Les plantes en motte ou en conteneur doivent être trempées dans l'eau pendant au moins une heure. Cela garantit une humidité même dans la motte. Si les racines sont entremêlées, c'est le moment de les démêler ou de raccourcir celles qui sont trop longues.
2 - À la fin : créer une cuvette pour arroser
Formez une cuvette autour de la plante pour permettre des arrosages profonds. Paillez pour conserver l'humidité. Un arrosage généreux, plutôt qu'un arrosage léger quotidien, est crucial pour favoriser une croissance saine.
Assurer un suivi des arrosages les deux premières années
Pendant les deux premières années après la plantation, un arbre nécessite un suivi régulier de l'arrosage. La première année, un arrosage hebdomadaire de 10 litres est conseillé, surtout en période de chaleur. Adaptez l'arrosage selon la pluie, tout en évitant un sol trop sec.
La deuxième année, l'arrosage peut être réduit, mais reste essentiel pour encourager une croissance profonde des racines. À partir de la troisième année, un arbre bien établi n'a besoin d'eau qu'en cas de sécheresse prolongée.







