Ce mardi 9 juin, la CGT a de nouveau mobilisé les agents de la fonction publique devant la mairie de Châtellerault, exigeant des augmentations de salaires et un renforcement des effectifs. Les revendications prennent une tournure plus pressante suite à l'augmentation récente des indemnités des élus locaux.
Un rassemblement "avec drapeaux et sifflets" : c'est ainsi que le syndicat a décrit l'événement matinal prévu dès 8h30. En dénonçant les conditions de travail de leurs membres, les syndicats insistent particulièrement sur la nécessité de revalorisations salariales. Ce mouvement intervient dans un contexte où la nouvelle municipalité a décidé d’augmenter les indemnités des élus, ce qui aggrave le ressentiment parmi les agents.
"Dès fin avril, une lettre ouverte a été adressée à Mme la maire, sans réponse. Le budget semble privilégier les élus, alors qu'il doit aussi garantir les conditions de travail des agents," explique Valérie Hernandez, secrétaire générale du syndicat local. "Sans les agents, les décisions politiques ne peuvent pas s'appliquer."
La maire Anne-Florence Bourat a récemment vu son indemnité porter à 5 200 euros bruts par mois, une décision qui passe mal parmi les agents, qui réclament à leur tour des augmentations. "Nous subissons depuis des années un gel du point d'indice. Bien que certains services aient reçu des primes, celles-ci ne sont pas prises en compte pour les cotisations de retraite," précise Valérie Hernandez. "Nos collègues des crèches réclament un 'bonus attractivité' depuis deux ans, mais leurs demandes restent sans réponse, entraînant une augmentation des démissions."
Les conditions de travail se détériorent également, avec des effectifs réduits en raison de départs non remplacés et d'arrêts maladie. "Nous demandons la titularisation des nombreux contractuels qui travaillent au sein des équipes," affirme Valérie Hernandez. "Cela a un impact direct sur la qualité du service public rendu aux usagers."
En réponse à cette mobilisation, un premier rendez-vous avec la maire est programmé pour le mercredi 10 juin, suivi d'une rencontre avec le président de Grand Châtellerault la semaine suivante. Ce sont des étapes essentielles pour des agents qui espèrent enfin être entendus et considérés à leur juste valeur.
La situation à Châtellerault fait écho à d'autres luttes similaires en France, où les agents de la fonction publique expriment régulièrement leurs frustrations face à un manque de reconnaissance et de valorisation. Ce mouvement pourrait donc s'inscrire dans une dynamique plus large de revendication sur le territoire national.







