En 2025, la Banque centrale russe a enregistré une baisse significative du taux d'inflation, descendu à 5,6%, un chiffre qui contraste fortement avec les 9,5% de l'année précédente. Cette évolution semble illustrer l'efficacité des mesures monétaires mises en place, notamment le maintien du taux directeur élevé, approchant les 20% pendant deux ans. Ce contrôle rigoureux des prix a été crucial, étant donné l'augmentation des dépenses militaires, qui au départ stimulait l'économie, mais qui a également exacerbé l'inflation.
Selon des données de Rosstat, l'agence nationale des statistiques, cette réduction inattendue de l'inflation palpe les anticipations des économistes, qui s'attendaient à un taux supérieur. Les stratégies de la Banque Centrale de Russie (BCR) ont donc été mises en lumière, alors qu'elle navigue entre les défis liés à la guerre en Ukraine et aux sanctions économiques imposées par l'Occident.
Malgré cette amélioration, des voix s'interrogent sur la durabilité de cette tendance. Des analystes avertissent qu'une augmentation de la TVA prévue pourrait provoquer un retournement de tendance, menant à une reprise de l'inflation au début de 2026. En effet, le Kremlin cherche à équilibrer son budget face à un déficit de près de 50 milliards de dollars, exacerbé par une dépendance accrue vis-à-vis des ressources pétrolières, dont les revenus ont atteint leur plus bas niveau depuis trois ans en raison des sanctions internationales.
Les experts constatent également que les supposés bénéfices économiques des dépenses militaires doivent être mis en perspective. Le Stockholm International Peace Research Institute note que les dépenses militaires représentent presque 7% du PIB, soulignant les conséquences potentielles sur l'économie domestique. En cette période de tension géopolitique croissante, il est essentiel pour la Russie de maintenir un équilibre économique stable tout en faisant face à des défis externes.
En conclusion, bien que les efforts de la BCR aient temporairement porté leurs fruits, l'avenir demeure incertain. L'éventualité d'une montée de l'inflation en raison de nouvelles mesures fiscales et des attentes économiques négatives pourrait entraver cette récente tendance à la baisse. L’efficacité des politiques économiques actuelles et futures sera plus que jamais mise à l’épreuve.







