Le conflit en cours provoque une réduction sans précédent de la production pétrolière dans les pays du Golfe, avec une estimation de 10 millions de barils par jour, selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Cette situation est qualifiée de « la plus importante perturbation » de l'approvisionnement en pétrole de l'Histoire.
L'agence précise que « la production de brut est actuellement réduite d'au moins 8 millions de barils par jour, avec 2 millions de barils supplémentaires en raison de produits pétroliers en pause ». Les pays touchés comprennent des nations clés comme l'Irak, le Qatar, le Koweït, les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite. Ces réductions importantes révèlent la fragilité de l'approvisionnement mondial alors que le détroit d'Ormuz, essentiel pour le commerce pétrolier, voit ses flux passer de 20 millions de barils par jour à un niveau quasi inexistant.
L'AIE avertit que « la guerre au Moyen-Orient provoque la plus importante perturbation de l'offre sur le marché pétrolier mondial ». En mars, l'approvisionnement mondial devrait ainsi chuter de 8 millions de barils, bien que les pays non-membres de l'alliance OPEP+, tel que le Kazakhstan et la Russie, tentent de compenser une partie de cette baisse.
Ces événements soulignent également la complexité des dynamiques géopolitiques, qui influencent directement les marchés énergétiques. Selon une analyse du Monde, des experts estiment que la situation pourrait entraîner une hausse significative des prix du pétrole, aggravant ainsi la crise énergétique mondiale déjà fragilisé par d'autres facteurs.







