Jérémy Gisclon, connu sous le nom de Jeremstar, a été acquitté par le tribunal de Nîmes après avoir fait intrusion dans les arènes de la ville en septembre dernier. Cet action, orchestrée avec l’association PETA France, visait à dénoncer la pratique de la corrida. Jeremstar s'était montré particulièrement provocateur en affichant une pancarte humoristique mais engagée : "F*** la corrida", juste après l'abattage d'un taureau.
Au moment des faits, de nombreux soutiens de l’influenceur ont assisté à la scène, qui a rapidement suscité l'indignation. Les agents de sécurité, rapides à réagir, l'ont expulsé de manière musclée, démontrant ainsi la tension autour de ce type d'événement traditionnel dans la région, où la corrida est perçue comme une culture populaire bien ancrée.
🚨 EN DIRECT : lors de la corrida d’ouverture de la Feria des Vendanges à Nîmes, @jeremstar a sauté dans l’arène pour dénoncer la cruauté de la corrida. 🐂✊
— PETA France (@PETA_France) September 19, 2025
La société organisatrice, Casas and Co, a rapidement porté plainte, se constituant partie civile contre Jeremstar et ses compagnons, qui risquaient jusqu'à un an de prison et 15 000 euros d'amende pour avoir perturbé le déroulement de l'événement culturel. Ce verdict, s’il avait été négatif, aurait pu créer un précédent sur la responsabilité d'interactions entre militants et événements traditionnels.
"Je suis fier" de mon acte
Présent au tribunal pour entendre le verdict, Jeremstar a exprimé sa satisfaction face à la décision de relaxe, soulignant un possible décalage entre la prise de conscience sur les droits des animaux et la législation en place. Il a mentionné l'affaire de Lyhanna, un jeune enfant au cœur d'une autre polémique, pour illustrer ce qu'il considère comme une justice à deux vitesses. Objectif Gard a relayé ses déclarations, où il se dit "très fier" de son action, espérant qu'elle encouragera d'autres à réfléchir sur la cruauté animale et les festivals de la corrida.
Le procureur Frédéric Kocher avait requis une amende significative lors du procès, notant l'impact que de tels actes peuvent avoir sur les sensibilités publiques. Finalement, les magistrats ont statué que les arènes ne constituaient pas une enceinte sportive au sens légal, permettant ainsi à Jeremstar d’échapper à toute sanction et de continuer son engagement en faveur des droits des animaux.







