Ce mardi 9 juin, un ressortissant roumain a comparu devant le tribunal correctionnel de Libourne, où il a été jugé pour un vol par effraction survenu en 2022 dans l'entrepôt de la SAS Bordeaux Rive Droite, propriété de la célèbre famille Moueix. Ce cambriolage a causé un préjudice de 360 000 euros, entraînant une condamnation à quatre ans de prison, dont deux avec sursis.
Dans la salle d'audience, le prévenu, utilisant des béquilles après un accident, a attentivement suivi les débats grâce à une interprète en roumain. Les faits remontent à la nuit du 26 au 27 mars 2022, lorsqu'une alarme a été déclenchée dans l'entrepôt. Ce n'est que le lendemain que le gérant a découvert une ouverture sur le toit et la disparition de 70 précieuses bouteilles de château Petrus.
Les enquêteurs, ayant relevé des traces ADN et plusieurs objets abandonnés sur les lieux, ont rapidement identifié le suspect. Lors de son débriefing, il a admis le vol, déclarant : "Je reconnais le vol", bien que ses explications sur d'éventuels complices demeurent vagues.
Un multirécidiviste au palmarès lourd
Le prévenu a confirmé avoir agi seul et a mentionné qu'il agissait pour financer les soins de son fils malade. Il est déjà bien connu des polices européennes, recherché pour des faits similaires, y compris des vols de marques de luxe en Allemagne, en Italie et en Belgique. Condamné plusieurs fois en Roumanie, son cas est emblématique d'un phénomène croissant de criminalité organisée.
Bien que la société ait été indemnisée par son assurance, l'avocat de la partie civile a souligné le préjudice moral infligé à cette entreprise familiale, respectée dans la région de Libourne. De son côté, la défense a plaidé pour une certaine clémence, évoquant les difficultés rencontrées par le prévenu lors d'un précédent séjour en prison.
Finalement, le tribunal a statué sur une peine de quatre ans de prison, dont deux avec sursis probatoire. Le verdict inclut l'exécution de la partie ferme sous bracelet électronique et une interdiction de séjour en Gironde pendant cinq ans. Cette affaire soulève des questions sur la sécurité dans le secteur viticole, alors que des expertises comme celles de France 3 régions parlent d'un besoin accru de vigilance face aux vols dans cette industrie prisée.







