Un hommage vibrant à Lyhanna
Le 9 juin, Saint-Jean-d’Angély a été le théâtre d'une marche blanche émotive en mémoire de Lyhanna, une jeune fille de 11 ans tragiquement disparue. Organisée par sa famille paternelle, cet élan de solidarité a rassemblé plus d'un millier de personnes, témoignant de la force des liens communautaires face à la douleur.
Les lieux étaient empreints de calme et de respect alors que les participants se sont regroupés dès 18 heures, rendant hommage à Lyhanna. Son oncle, Louis Bernard, a pris la parole pour exprimer sa gratitude envers ceux qui ont manifesté leur soutien : "Merci beaucoup de nous avoir suivis, de nous soutenir dans cette épreuve", a-t-il déclaré, recevant une onde d'applaudissements.
Les mots de Priscillia, sa tante, ont profondément résonné dans les cœurs : "Sa présence, sa douceur et tous les sourires qu’elle nous laisse resteront à jamais gravés dans nos cœurs. Lyhanna, tu resteras pour toujours dans nos pensées. Nous t’aimons énormément et nous ne t’oublierons jamais." Au cours du cortège, qui a traversé la ville, des dizaines de roses blanches ont été déposées au bord du plan d'eau de Bernouët, symbolisant l'amour perdu.
Des messages poignants ont été laissés parmi les fleurs. L'un d'eux exprimait l'innocence volée : "Je suis une petite fille comme toi; toi aussi tu aurais dû pouvoir grandir." Une autre voix, mélangée de colère, accusait les autorités : "Honte à la police, à la gendarmerie et à la justice qui abandonnent nos enfants aux mains des prédateurs." Les participants, la tristesse dans le regard, ont partagé la douleur de cette perte, chacun apportant son soutien pour honorer la mémoire de Lyhanna.
Cassandra, une mère de deux enfants, a fait le déplacement depuis Matha et a déclaré : "Ce qu’il vient de se passer fait beaucoup réfléchir. Ce n’est malheureusement pas la première fois. Avec ce nouveau drame, j’espère que ça va bouger."
Réaction du Procureur
Benjamin Alla, le procureur de la République de Saintes, a également souhaité faire entendre sa voix : “Nous partageons l’émotion légitime face à un tel drame. C'est un sujet prioritaire. Nous échangeons régulièrement avec l’Aide sociale à l’enfance et l’Éducation nationale. À Saintes, l’absence d’unité médico-judiciaire nous handicape, et il est essentiel de renforcer les attributions pour protéger nos plus vulnérables.”







