Le tribunal correctionnel de Quimper a rendu son verdict : Nicolas Gonidec, un homme de 44 ans et ancien conseiller municipal, a été condamné à cinq ans de prison pour des actes d’agressions sexuelles et l’exercice illégal de la profession d'infirmier. L’accusé, connu pour son obsession pour les piqûres, pratiquait des injections sur ses victimes sans avoir les qualifications requises.
Selon le procureur Jean-Luc Lennon, ces pratiques s'inscrivent dans un schéma inquiétant de manipulation où Gonidec avait convaincu ses victimes de participer à une fausse étude médicale. « C’était un peu comme un drogué avec son addiction », a-t-il affirmé, évoquant la nature pathologique de l'obsession de Gonidec pour les veines.
Lors de son procès, ce dernier a reconnu avoir commencé à s'intéresser aux piqûres dès son enfance. Cependant, cette obsession s’est intensifiée au fil des ans, transformant son intérêt innocent en actes sexuels délictueux. Comme l’a rapporté France 3, Gonidec est accusé d’avoir touché au corps de huit victimes sous prétexte de massages thérapeutiques, des actes qui se sont déroulés sur une période dépassant vingt ans.
Les conséquences de ces actes sont graves : en plus de la peine de prison, le tribunal a ordonné une injonction de soins et une interdiction de séjour dans le Finistère pendant cinq ans. Un rapport d’expertise psychiatrique a corroboré que les motivations de l’accusé étaient d’ordre sexuel. L’avocat de la défense, Yann Le Roux, a tenté de minimiser la gravité des actes, soutenant que seule une petite partie des victimes était concernée par des abus sexuels. Toutefois, la gravité de l’affaire a été maintenue, tant par la justice que par les victimes elles-mêmes.
Cette affaire met en lumière les dangers potentiels liés à l'exercice illégal de professions médicales, qui peuvent entraîner des conséquences catastrophiques tant pour les victimes que pour la société. Des experts en santé soulignent la nécessité de renforcer les contrôles sur les pratiques médicales pour éviter de telles dérives à l'avenir. Dans ce contexte, la condamnation de Gonidec représente un signal fort de la part du système judiciaire concernant la protection des victimes et de l’intégrité des professions de santé.







