Après l'arrestation d'un enfant de cinq ans et le meurtre d'un manifestant survenu en l'espace de quelques jours, une fracture sociale de plus en plus visible se révèle au sein des États-Unis.
À l'annonce du décès d'Alex Pretti, la tension s'est immédiatement intensifiée à Minneapolis. Des centaines d'habitants de la ville se sont mobilisés, brandissant des slogans pleins de colère, résolument déterminés à se faire entendre. Très vite, la situation a dégénéré, avec des tirs de gaz lacrymogènes et des manifestants suffoquant sous la colère. Quarante-huit heures après, l'indignation ne montre aucun signe d'affaiblissement. En à peine deux semaines, c'est le second Américain abattu par la police de l'immigration dans le même quartier. Ce matin, sur les lieux du drame, les larmes sont mêlées d'amertume et de révolte, mais cela ne fait que raffermir leur volonté d'agir, malgré les dangers.
Un risque d'escalade
Les autorités locales se veulent rassurantes et appellent au calme. Cependant, le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, n'hésite pas à alerter sur le risque d'une détérioration rapide de la situation si les forces de l'immigration, connues sous le nom d'ICE, ne quittent pas la ville. "Donald Trump, je vous demande à nouveau de retirer ces forces du Minnesota. Elles apportent chaos et violence dans notre communauté," a-t-il déclaré.
De son côté, Donald Trump accuse les démocrates d'inciter les citoyens à l'insurrection. Cette divergence illustre bien les deux visions d'une Amérique en proie à des conflits internes. Une nouvelle manifestation est prévue à Minneapolis pour exiger le départ immédiat des forces de la police de l'immigration, et la garde nationale a été mobilisée pour prévenir toute escalade de violence, illustrant ainsi l’urgence de la situation. Les experts s'accordent à dire que le climat est de plus en plus instable, laissant présager des jours difficiles à venir. Selon des analyses du New York Times, ce cycle de violence pourrait bien se perpétuer tant que les causes profondes de ce ressentiment n'auront pas été adressées.







