Le président américain, Donald Trump, a mis en garde contre les espoirs d'un règlement imminent avec l'Iran, malgré des avancées dans les pourparlers entre les deux nations. Sur sa plateforme Truth Social, il a déclaré : "J'ai demandé à mes représentants de ne pas se précipiter, car le temps travaille en notre faveur." Il a insisté sur le maintien des sanctions, précisant que le blocus sur les ports iraniens perdurerait jusqu'à la signature d'un accord officiel.
Au même moment, Marco Rubio, son secrétaire d'État, évoquait la possibilité d'une "bonne nouvelle" imminente, près de trois mois après le déclenchement du conflit qui a mené à des pertes humaines énormes, notamment en Iran et au Liban.
Depuis le 8 avril, un cessez-le-feu est observé, mais les marchés mondiaux ressentent encore l'impact des tensions, notamment à cause du blocage stratégique du détroit d'Ormuz, passage vital pour le transport des hydrocarbures. Trump a précédemment suggéré un "compromis largement négocié" visant à rétablir la circulation dans ce détroit, accaparé par Téhéran depuis le début des hostilités.
De récents rapports d'agences de presse américaines indiquent que cet accord permettrait le passage à nouveau dans le détroit, qui représentait un cinquième des approvisionnements mondiaux en hydrocarbures avant le début du conflit. Selon l'agence Fars, des sources iraniennes impliquées dans les négociations affirment que l'accord n'inclurait pas la pleine souveraineté sur le détroit, celui-ci restant sous contrôle iranien.
Les discussions, rapportées par CBS News, révèlent également que l'accord pourrait comprendre le dégel de certains actifs iraniens à l'étranger, ainsi qu’une prolongation des négociations de 30 jours. Cependant, l'Iran exige que tout accord libère une partie de ses actifs gelés dès le début, un point qui semble être un des principaux obstacles.
L'agence Tasnim rapporte quant à elle que les sanctions sur l'industrie pétrolière et gazière pourraient être levées durant les négociations afin d'aider l'économie iranienne. Cependant, les discussions ne semblent pas aborder la question nucléaire, avec le porte-parole de Téhéran, Esmaïl Baghaï, indiquant que ce dossier serait traité séparément.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a renforcé cette position, affirmant qu'aucun accord ne pourrait être accepté sans garantir l'élimination de la menace nucléaire que représente l'Iran. Des experts comme le politologue Jean-Pierre Filiu estiment que cette position crée davantage de complexité dans les négociations, rappelant que l'absence de consensus pourrait relancer des tensions.
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a quant à lui exprimé l'espoir de voir une nouvelle session de négociations s'ouvrir prochainement après un premier round infructueux à Islamabad. Pendant ce temps, les médias rapportent des divergences stratégiques entre Trump, favorisant un dialogue, et Netanyahu, qui penche pour une reprise des hostilités.
Sur le terrain, les tensions persistent avec des frappes israéliennes récentes en milieu libanais, ajoutant une pression supplémentaire sur les pourparlers. Comme l’a déclaré Trump à Netanyahu lors d’un appel, Israël doit se réserver le droit de défendre ses intérêts.







