Les espoirs d’un accord imminent pour mettre fin à la guerre en Iran ont été douchés par les dernières déclarations du président américain, Donald Trump. Ce dimanche, Trump a averti que ses représentants ne devaient pas se précipiter pour conclure un accord rapide, soulignant que le temps « joue en notre faveur ». Il a également annoncé que le blocus sur les ports iraniens demeurerait en place jusqu'à ce qu'un accord tangible soit signé.
Alors que certaines discussions de négociation avancent, d'autres aspects restent bloqués. Selon des sources relayées par 20 Minutes, un cessez-le-feu a été mis en place depuis le 8 avril, mais le détroit d'Ormuz demeure problématique, affectant l'économie mondiale.
Vers une réouverture du détroit d’Ormuz ?
Trump avait suggéré qu'un accord largement négocié permettrait la réouverture du détroit d'Ormuz, un pivot pour les hydrocarbures mondiaux. Des médias américains rapportent que cet accord viserait à permettre aux navires de circuler tout en restant sous contrôle iranien, ce qui, selon les sources iraniennes relayées par l’agence de presse Fars, pourrait augmenter les tensions.
Les avoirs iraniens au cœur des discussions
Un autre point brûlant est la question des actifs iraniens gelés à l’étranger. CBS News a rapporté que les discussions incluent le déblocage de certains fonds, mais les États-Unis continuent de faire obstacle à ce processus. Selon l’agence Tasnim, l’Iran a insisté pour que des fonds soient libérés dès les premières étapes de l'accord.
La délicate question du nucléaire
Quant à la question nucléaire, elle ne semble pas encore faire partie de l’accord en discussion. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a précisé que ce sujet serait traité lors de discussions ultérieures. D'un autre côté, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé qu'une condition essentielle serait l’élimination de toute menace nucléaire.
Des divergences stratégiques sont également perceptibles entre Trump, qui préfère une approche diplomatique, et Netanyahu, qui prône un retour à la guerre. Pendant ce temps, les forces armées iraniennes continuent d'afficher un état d'alerte et se préparent à faire face à toute menace potentielle.







