L'arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan n'a pas pu entrer sur le territoire américain à quelques jours du coup d'envoi de la Coupe du monde de football. Cette nouvelle a été confirmée par la Fédération internationale de football (Fifa) à l'AFP, précisant que M. Artan ne pourrait ni s'entraîner ni officier durant l'événement qui débute ce jeudi.
Le 6 juin, Omar Abdulkadir Artan a été refoulé à son arrivée à l'aéroport international de Miami. Les autorités américaines ont annoncé qu'il avait été soumis à des vérifications supplémentaires de routine, au terme desquelles il a été jugé inadmissible en raison de problèmes liés à sa vérification d'antécédents, comme l’a rapporté la police des frontières américaines (CBP).
Toutefois, selon Ciise Aden Abshir, conseiller au ministère somalien de la Jeunesse et des Sports, l'arbitre disposait d'un visa valide, ce qui rend cette situation d'autant plus inquiétante. Il a déclaré à l'AFP : « Refuser l'entrée à un arbitre aussi respecté sape non seulement sa carrière, mais également l'engagement du football pour l'équité et le fair-play. »
Cette décision intervient dans le contexte tendu des restrictions de voyage imposées par l'administration Trump, affectant de nombreux citoyens somaliens. La Fifa a rappelé qu’elle n'intervenait pas dans les procédures d'immigration du pays hôte, soulignant que c'était à l'État américain de déterminer les critères d'admission des individus.
Les raisons précises ayant conduit à l'interdiction de M. Artan demeurent inconnues. Cependant, son exclusion de la Coupe du monde soulève des interrogations sur le traitement des arbitres de certaines nationalités par les instances internationales de football. Selon plusieurs experts, cette situation pourrait ternir l'image de la FIFA et poser des questions sur la compétitivité et l'équité dans le sport.







