Lors d'une déclaration faite le mardi 9 juin, le président américain Donald Trump a souligné que la diplomatie américaine se trouve à un tournant crucial pour parvenir à un consensus avec l'Iran, après l'arrêt des combats qui avaient marqué le début de mois précédents.
"Nous sommes dans les derniers efforts de ce qui va être un très, très bon accord", a indiqué Trump, évoquant une échéance de "deux à trois jours" pour finaliser cet accord.
Près de 100 jours de conflits avaient été marqués par des violences réciproques entre Téhéran et Tel-Aviv, avec une suspension des frappes après l'instauration d'un fragile cessez-le-feu le 8 avril. Récemment, des explosions et alertes ont de nouveau retenti à Téhéran et à Tel-Aviv, occasionnant quinze blessés en Iran, comme l'a rapporté l'agence de presse BFM TV.
Une trentaine de missiles tirée contre Israël
Trump, cherchant une issue à cette crise impopulaire avant les élections de mi-mandat, a incité tant l'Iran que l'Israël à cesser immédiatement leurs hostilités. Téhéran a réagi en annonçant l'arrêt de ses opérations militaires, suivi par Israël qui a confirmé la cessation des combats. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré que les affrontements avaient pris fin et que l'aéroport international de Téhéran avait annoncé un retour à des conditions normales d'opération.
En moins de 24 heures, l'Iran a lancé environ une trentaine de missiles vers des positions israéliennes en réponse à une attaque israélienne ayant causé la mort de deux personnes et blessé 20 autres à Beyrouth sud. Dans ce contexte, le commandement de l'armée iranienne a indiqué avoir suspendu ses opérations, tout en faisant savoir que des ripostes plus sévères seraient appliquées en cas de nouvel affrontement.
14 personnes tuées au Liban
Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien et principal interlocuteur de Téhéran, a déclaré que l'Iran avait rompu l'équation d'un cessez-le-feu purement formel, soulignant la nécessité d'un véritable respect des engagements. Benjamin Netanyahu, pour sa part, a assuré qu'Israël réagirait « avec force » à toute agression iranienne, affirmant le droit du pays à défendre sa sécurité.
Téhéran demande une gestion conjointe du conflit entre Israël et le Hezbollah et des tensions plus globales exacerbées par les américains. Pendant ce temps, l'armée libanaise, avec le soutien du Pakistan, s'efforce de jouer un rôle de médiation dans ces discussions cruciales.
Dans un climat de préoccupations sur une escalade potentielle, Israël a récemment intercepté une cible jugée suspecte en provenance du Yémen, et ce, moins de 24 heures après qu'un groupe de rebelles houthis, alliés à l'Iran, ont menacé de nuire aux intérêts israéliens en mer Rouge.
Le cours du pétrole, déjà tendu par le conflit, a légèrement fléchi, avec le prix du baril de Brent se stabilisant à 93,40 dollars après avoir atteint des sommets historiques en raison du blocage du détroit d'Ormuz.







