Dans une tournure inattendue, Donald Trump a déclaré le 31 décembre son intention de retirer la Garde nationale des villes de Chicago, Portland et Los Angeles. Cette annonce survient suite à une série de revers judiciaires concernant le déploiement de cette unité de réserve militaire, souvent critiquée pour son interventionnisme dans des contextes civils.
Dans un message partagé sur son réseau social Truth Social, Trump a affirmé que “la criminalité a été considérablement réduite” dans ces zones urbaines. Il a ajouté que la Garde nationale pourrait revenir sous une forme “différente et plus forte” si la criminalité venait à réaugmenter, ce qui, selon lui, ne serait qu'une question de temps.
Une décision saluée par les élus locaux
Les réactions n’ont pas tardé. Les responsables politiques démocrates des villes concernées ont qualifié cette décision de victoire. En effet, le blocage du déploiement de la Garde nationale avait été confirmé par la Cour suprême à Chicago et par des décisions fédérales à Los Angeles et Portland, marquant ainsi un échec pour l'administration Trump.
Le gouverneur de l'Illinois, JB Pritzker, a exprimé sa satisfaction sur les réseaux sociaux : “Trump est désormais contraint de reculer”, confirmant que le déploiement militaire dans ces villes était illégal.
Après plusieurs mois de tension, où la présence de la Garde nationale avait été étendue à d'autres villes comme Memphis et Washington, les démocrates avaient dénoncé ce déploiement comme une manœuvre autoritaire. Les critiques se portent également sur la question de l’utilisation militaire contre des citoyen·nes lors des manifestations, une thématique sensible dans le climat politique actuel.
Les chercheurs pointent du doigt l’émergence d’un nouveau paradigme sur la sécurité publique aux États-Unis. Comme le souligne un article du journal Le Monde, cette situation met en lumière les débats autour de la violence policière et du rôle de l’État fédéral dans la gestion des crises urbaines.
Dès la mi-décembre, l'administration Trump avait annoncé le retrait partiel de la Garde nationale, mais la présence militaire dans ces métropoles demeurait. Ce retrait complet intervient après qu'une cour d'appel fédérale a également ordonné que le contrôle de la Garde nationale de Californie soit restitué à son gouverneur, Gavin Newsom.
Newsom, un opposant vocal de Trump, a déclaré : “Je suis heureux que le président Trump ait enfin admis sa défaite : la fédéralisation de la Garde nationale en Californie était illégale.” Cette bataille sur la légalité du déploiement militaire pourrait avoir des répercussions sur la campagne politique à venir, avec Newsom considéré comme un potentiel candidat pour les élections de 2028.







