Le porte-parole de la défense civile de Gaza a rapporté jeudi que les frappes israéliennes avaient fait 13 morts, incluant cinq enfants. Ce tragique événement survient dans un contexte où le cessez-le-feu établi le 10 octobre apparaît plus vulnérable que jamais.
Parmi les victimes, on dénombre quatre personnes, dont trois enfants, tuées lors d'une attaque par drone qui a visé une tente hébergeant des déplacés dans le sud de Gaza, selon Mahmud Bassal, porte-parole de la défense civile. D'autres victimes incluent une fillette de 11 ans près du camp de réfugiés de Jabalia, tandis qu'une frappe proche de Khan Younès a causé la mort d'un homme. Malheureusement, deux autres Gazaouis, dont un enfant, ont également perdu la vie lors de frappes supplémentaires.
En fin de journée, une autre frappe aérienne a eu lieu dans l'est de la ville de Gaza, entraînant la mort de quatre personnes. Les opérations de secours ont débuté pour retrouver les personnes disparues, augmentant un peu plus un chiffre déjà tragique, qui fait état de 13 morts depuis le matin, en contradiction avec les termes du cessez-le-feu, a ajouté Bassal.
L'armée israélienne, interrogée par l'AFP, a déclaré rechercher des informations concernant ces incidents. Dans un communiqué, elle a affirmé avoir mené des frappes « précises » en réponse à des tirs non identifiés.
Un cessez-le-feu fragile
Hazem Qassem, porte-parole du Hamas, a dénoncé ces frappes, affirmant qu'elles montrent le mépris d'Israël pour l'accord de cessez-le-feu. Depuis sa mise en place, les violations sont devenues quotidiennes, avec des deux camps se blâmant mutuellement pour ces escalades.
La situation humanitaire à Gaza est de plus en plus critique. Selon le ministère de la Santé géré par le Hamas, 21 personnes avaient été tuées lors d'un jour de frappes israéliennes en novembre, et le bilan total depuis cette date serait de 425 Palestiniens. Du côté israélien, trois soldats ont aussi été tués au cours du même laps de temps.
Les restrictions sur les médias à Gaza rendent difficile la vérification de ces informations, soulignant l'importance d'une couverture équilibrée et précise. Tandis que la communauté internationale appelle à un cessez-le-feu durable, la violence continue de faire des ravages, exacerbant les souffrances humaines, au grand dam des experts et leaders d'opinion qui soulignent l'urgence d'une résolution pacifique.
Cette spirale de violence rappelle encore une fois à quel point la situation est instable et nécessite une attention accrue des instances internationales et des acteurs régionaux pour éviter une tragédie humaine plus grande encore.







