Paris (France) (AFP) – Dans un contexte de sondages en légère baisse, le candidat de centre-droit à la mairie de Paris, Pierre-Yves Bournazel, a affirmé mercredi qu’il ne souhaitait pas s’allier avec Rachida Dati au second tour des municipales. Ce refus a été rapidement contredit par Edouard Philippe, ancien Premier ministre et soutien de Bournazel, qui prône une alliance de la droite et du centre.
Lors d'une interview sur France Inter, M. Bournazel a été clair quant à ses intentions : "Je ne rejoindrai ni Grégoire ni Dati au second tour. Je veux mener une campagne pour gagner et offrir un nouveau chemin aux Parisiens, loin des rivalités du passé regardant vers l'avenir," a-t-il déclaré.
C'est la première fois qu'il affiche une position aussi ferme, même si l’idée de s’allier avec Dati a circulé dans son camp à l’approche du 15 mars. Edouard Philippe, quelques heures plus tard, a exprimé une opinion contraire : "Je ferai tout pour l'alternance à Paris, avec un grand rassemblement de la droite et du centre au second tour," a-t-il souligné face aux médias, laissant entendre que la stratégie de Bournazel pourrait être mise en question.
Les sondages, à moins de trois semaines du premier tour, semblent peser sur les décisions politiques. Alors qu'il était donné à 16% en janvier selon l'Ifop, une nouvelle étude indique qu'il n’atteindrait que 12%, une perte significative révélant l'importance d'une dynamique d’alliance pour espérer faire face à la gauche et à Dati, qui bénéficie d'une remontée avec des appels au "vote utile".
Stratégies divergentes et réactions dans le camp Bournazel
En réagissant à la position de Bournazel, son équipe a posté une tribune déclarant que "Paris mérite mieux que le conflit stérile entre une gauche de l'échec et une droite des affaires". Ce message met en exergue ce que le candidat cherche à établir, une alternative sérieuse et rationnelle. Cependant, tous au sein de son camp ne partagent pas l’avis d’Edouard Philippe. Une source proche de Bournazel a déclaré que "le bloc central doit se rassembler autour de lui, et non de Dati".
Des tensions s'intensifient, notamment avec les déclarations de Nelly Garnier, porte-parole de Dati, qui a qualifié Bournazel de "candidat de l'aventure solitaire et de la défaite". Au-delà, le député macroniste Sylvain Maillard a également réagi, accusant Bournazel de bloquer l'alternance à Paris.
Tandis que la candidate zemmouriste, Sarah Knafo, a promis un soutien à la droite, elle met en garde ceux qui pourraient choisir de s'opposer à la collaboration, arguant que cela conduirait à une perte pour la droite.







