Les tensions entre l'Afghanistan et le Pakistan connaissent une escalade alarmante depuis jeudi dernier. Les forces afghanes ont lancé une offensive dans des zones frontalières, entraînant des bombardements aériens de représailles de la part du Pakistan. Ce conflit, décrit comme étant en « guerre ouverte » par Islamabad, s'est intensifié dimanche 1er mars, avec des explosions entendues à Kaboul, selon des journalistes de l'Agence France-Presse (AFP).
Un porte-parole du ministère afghan de la Défense a déclaré sur X que la défense antiaérienne avait riposté, tirant sur « des avions pakistanais » qui survolaient Kaboul. En outre, des combats persistants ont été rapportés le long de la frontière entre les deux nations, avec des habitants faisant état de violences nocturnes. Des sources locales ont confirmé que trois civils ont perdu la vie à cause de frappes de drones et d'artillerie.
La situation s'est détériorée lorsque les forces afghanes ont initié une attaque frontalière, déclenchant des bombardements pakistanais en retour. Les autorités pakistanaises accusent les talibans afghans d'héberger des militants qui effectuent des incursions armées sur leur territoire. Cette accusation est catégoriquement rejetée par Kaboul.
Près de 40 morts recensés en Afghanistan
En parallèle, les bombardements pakistanais se sont concentrés sur Kaboul et Kandahar, une ville qui abrite le chef suprême des talibans, Hibatullah Akhundzada. Selon des déclarations officielles, les frappes auraient causé des pertes civiles, notamment deux attaques aériennes qui ont tué des ouvriers du bâtiment. À ce jour, au moins 36 civils ont été signalés morts dans les provinces de Khost, Kunar, et Paktika, comme l'a indiqué Hamdullah Fitrat, porte-parole adjoint du gouvernement taliban.
Les tentatives de médiation, notamment initiées par l'Arabie saoudite et le Qatar, se sont soldées par des échecs. Les États-Unis ont exprimé leur soutien au Pakistan, affirmant son droit à « se défendre contre les attaques des talibans ».







