Édouard Philippe, ancien Premier ministre, a récemment exprimé sa volonté d'accompagner la sœur de Samuel Paty dans ses démarches en vue de la panthéonisation de ce professeur tragiquement assassiné. Il a affirmé sa disponibilité lors de son passage dans l'émission C à vous sur France 5, en indiquant : « J'estime que Samuel Paty mérite d'être reconnu au Panthéon ».
Samuel Paty a été tué le 16 octobre 2020 à Conflans-Saint-Honorine, victime de la barbarie islamiste alors qu'il enseignait des valeurs républicaines à ses élèves. Philippe a rappelé le don de sa vie pour la cause de l'éducation, disant que Paty « a continué, avec résilience et une intégrité indéniable, à éclairer l'esprit des jeunes », tout en soulignant que la panthéonisation concerne ceux « qui se sont illustrés au service de la République ».
Cette proposition n'est pas nouvelle. En janvier dernier, Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, avait mentionné que la question de la panthéonisation devait être « réfléchie », reconnaissant le rôle symbolique de Paty en tant que victime du terrorisme. De même, lors des récentes questions au gouvernement, Sabrina Roubache a souligné qu'une telle décision nécessitait une réflexion approfondie sur la manière la plus appropriée d'honorer sa mémoire.
La mobilisation se fait également sentir au sein du public ; une pétition en ligne a déjà récolté plus de 57 000 signatures en vue de faire entrer Samuel Paty au Panthéon. Ce mouvement populaire témoigne d'un profond désir de célébrer son engagement pour les valeurs fondamentales de la République. Cette initiative continue d'alimenter un débat national sur la manière dont la France honore ses héros de manière appropriée. En définitive, la panthéonisation pourrait représenter une manière puissante de commémorer le sacrifice d’un homme qui a dédié sa vie à l'éducation et à la liberté d'expression.







