Karim Bouamrane se présente comme l'alternative de la social-démocratie face à Jean-Luc Mélenchon pour 2027. Sa candidature, dévoilée le 9 juin dernier, vient s'ajouter à un paysage politique déjà encombré de prétendants, sans véritable processus de sélection en vue.
Avec seulement un an avant l'élection présidentielle, les sociaux-démocrates n'ont pas encore établi un système de départage, mais les candidats ne manquent pas. Lors d'une récente interview sur France Inter, Bouamrane a déclaré : « Je suis candidat parce que j'ai constaté notre force. Nous aspirons à une France forte, humaine et protectrice. Une France où chacun peut accéder à la santé, au logement et à une éducation de qualité. »
Réélu en mars dernier, le maire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) rejoint ainsi les rangs de personnalités telles que Jérôme Guedj et l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve. François Hollande se prépare également, tout comme Raphaël Glucksmann, qui prévoit un meeting ce samedi et souhaite se donner « trois mois » pour décider.
« Au marché, on ne me parle pas de primaire »
Dans une critique acerbe des démarches internes de son parti, Bouamrane a affirmé : « Est-ce que vous avez des candidatures à gauche qui expriment une détermination ? On ne fait que parler de la primaire. » Il se veut le candidat fédérateur, même s'il peine à rassembler la base socialiste. En effet, il refuse de participer à la primaire en arguant : « Au marché, on me parle de crèches, de sécurité et de protection de nos enfants. »
Dans un contexte où l'extrême droite semble une menace grandissante, Bouamrane prône un évitement d'un second tour entre LFI et le RN, affirmant vouloir rompre le cycle des inégalités sociales. Il les renvoie « dos à dos », estimant qu'ils cherchent à diviser la population.
Bien que positionné à l'aile droite du Parti Socialiste, où il ne bénéficie actuellement d'aucun soutien manifeste, il avait, par le passé, apporté un soutien timide au Nouveau Front populaire, une coalition de gauche. Cependant, il s'en est vite distancé, espérant un jour accéder à Matignon, suite au refus d'Emmanuel Macron de nommer Lucie Castets Première ministre.
Depuis sa réélection, Bouamrane s’est également illustré en luttant contre la malbouffe, ciblant notamment l’enseigne Master Poulet, une confrontation qui lui a permis de gagner en notoriété nationale, mais souvent à ses dépens.







