Destination Thorold, près des chutes du Niagara, au Canada, pour huit élèves de l'institution Sainte-Marie de Nérondes. Ces jeunes, âgés de neuf à douze ans, vont représenter la France à la finale mondiale de la First Lego League, qui se déroulera du 15 au 20 juin prochain. Leur projet innovant, un robot en Lego, a été conçu pour réaliser diverses missions liées à l'archéologie.
Sur les 400 équipes participantes en France, leur équipe a brillamment terminé quatrième au concours national, ce qui leur a permis de se qualifier pour cette finale au Canada. Comme l'explique Victor, l'un des jeunes inventeurs, "L'idée, c'est de pouvoir explorer un puits sans avoir à envoyer un humain à l'intérieur. Cela peut parfois être dangereux." Le robot qu'ils ont conçu est capable de descendre dans un puits de fouilles pour récupérer des artefacts à l'aide d'une pince, une idée inspirée par une archéologue rencontrée lors d'une visite au site de Bibracte.
Lors de la compétition mondiale, les élèves devront non seulement présenter leur robot devant un jury, mais également le programmer pour réaliser une quinzaine de missions en seulement deux minutes et demie. Ezéchiel, un des membres de l'équipe, précise : "Nous devons programmer le robot dans ses mouvements et déplacements. Par exemple, nous créons une zone d'accélération et lui indiquons une trajectoire précise." Cette phase de programmation constitue l'un des défis majeurs que ces jeunes ingénieurs devront relever.
Les séances d'entraînement se poursuivent le samedi matin et pendant les vacances scolaires, sous la supervision de deux coaches, anciens militaires d'Avord, qui leur apportent un soutien technique et psychologique. Christian Léger, l'un des coaches, résume leur approche : "On les guide dans le choix des missions, car il est impossible de tout réaliser dans un temps aussi court. Ils apprennent également l'importance de l'ordre dans l'exécution des tâches pour maximiser leur efficacité."
Le directeur de l'école, Mickaël de Bérail, se dit fier de leurs progrès : "C'est un vrai travail d'équipe qui leur permet d'acquérir des compétences variées, allant des mathématiques aux compétences orales en passant par la collaboration." Il souligne également la diversité de l'équipe, qui inclut des élèves dyslexiques et ceux ayant besoin d'un accompagnement spécifique, ce qui renforce les notions de respect et de cohésion parmi les membres.
Une autre école de Corrèze a également réussi à se qualifier pour cette finale, témoignant de l'enthousiasme croissant pour la robotique parmi les jeunes Français.







