Alors que les eaux commencent lentement à se retirer, l'exploitation de Franck de Biasi demeure inondée. Ce maraîcher, installé dans le Réolais, fait face à une situation catastrophique avec ses quinze hectares de kiwis complètement submergés. "Tous mes kiwis sont sous l'eau", confie-t-il à ICI Gironde, exprimant ainsi sa profonde inquiétude pour l'avenir de sa récolte.
Franck évoque son inquiétude alors que le mois de mars approche : "Je ne sais pas comment les kiwis vont pousser les pieds dans l'eau". Ce scénarion n'est pas nouveau pour lui; une précédente inondation en 2021 lui avait déjà causé des pertes, bien que moins dramatiques. "C'était une inondation éclair, sans trop d'impact", rappelle-t-il.
En revanche, la situation actuelle est bien plus préoccupante. Trois ans après, il a perdu une partie significative de ses plants. "Les kiwis représentent une part essentielle de mes revenus. C'est un marché très important pour l'exploitation", souligne-t-il avec amertume. Les experts agricoles estiment que les pertes causées par ces inondations pourraient avoir un impact durable sur l'économie locale, comme l'indique un rapport de France Bleu.
Lors de notre rencontre, Franck tentait de quitter son champ, naviguant en bateau avant de retrouver son vélo pour regagner sa voiture. Son quotidien est désormais perturbé au gré des caprices climatiques, une réalité partagée par de nombreux agriculteurs de la région.
Face à cette catastrophe naturelle, les élus locaux appellent à une mobilisation générale pour soutenir les agriculteurs touchés. Les conséquences sur la filière fruitière pourraient être graves, engageant ainsi une réflexion sur la gestion des risques et des infrastructures. Les témoignages comme celui de Franck de Biasi rappellent l'urgence d'agir face à ces événements climatiques de plus en plus fréquents.







