Pour assainir l'air de nos maisons, on a tous nos petites astuces. Mais sont-elles toutes utiles ? Entre bons réflexes et mauvaises habitudes, il est essentiel de distinguer ce qui fonctionne réellement de ce qui relève du mythe. Voici un état des lieux pratique et concret pour respirer mieux chez soi.
pourquoi l'air intérieur se dégrade
L'air d'un logement se pollue à partir de nombreuses sources : cuisson, tabac, bougies, produits ménagers, meubles et peintures émettant des composés organiques volatils (COV), humidité favorisant les moisissures, et particules fines provenant de l'extérieur. Les bâtiments modernes, mieux isolés, retiennent davantage ces polluants si la ventilation est insuffisante.
bonnes pratiques pour assainir votre domicile
Adopter quelques gestes simples suffit souvent à améliorer sensiblement la qualité de l'air :
- Aérez quotidiennement : ouvrir 5 à 10 minutes en grand (cross-ventilation) matin et soir permet d'évacuer CO2, COV et excès d'humidité.
- Entretenez vos installations : nettoyez et remplacez régulièrement les filtres de VMC, hottes et climatiseurs selon les recommandations du fabricant.
- Contrôlez l'humidité : visez 40–60 % d'humidité relative pour limiter la prolifération de moisissures. Utilisez un déshumidificateur si nécessaire et séchez le linge à l'extérieur quand c'est possible.
- Limitez les sources : privilégiez des produits ménagers sans parfum ou à base d'ingrédients naturels, évitez les aérosols et choisissez peintures et meubles à faibles émissions de COV.
- Investissez intelligemment : un purificateur à filtre HEPA est efficace contre les particules fines et le pollen ; pour les odeurs et certains COV, préférez un appareil combinant charbon actif. Les plantes seules n'assurent pas une purification suffisante.
erreurs courantes à éviter
Plusieurs habitudes répandues sont inefficaces voire contre-productives :
- fermer hermétiquement son logement pour « protéger » l'air : sans aération, les polluants et l'humidité s'accumulent.
- compter uniquement sur les plantes d'intérieur : elles améliorent le bien-être mais ne remplacent pas la ventilation ni les filtres mécaniques pour réduire les polluants.
- utiliser des diffuseurs d'huiles essentielles ou des bougies de façon prolongée : ils émettent des particules et des composés organiques.
- ne pas entretenir la ventilation mécanique : une VMC encrassée diffuse davantage de poussières et perd en efficacité.
Pour des actions ciblées, pensez à mesurer la qualité de l'air : un moniteur (CO2, PM2.5, humidité, COV) aide à identifier les problèmes et à prioriser les interventions. En cas de pollution persistante ou de symptômes (maux de tête, irritation, allergies), consultez un professionnel pour un diagnostic plus approfondi.
En combinant aération régulière, réduction des sources polluantes et entretien des systèmes, on obtient rapidement un air intérieur plus sain et plus confortable. L'objectif n'est pas la perfection, mais des gestes cohérents et durables qui protègent la santé au quotidien.







