Un dernier soin essentiel avant le froid
Après les chaleurs, les arrosages erratiques et parfois la sécheresse de l'été, vos plantes ont souvent les réserves épuisées. Avant que l'hiver n'installe son immobilité, un apport nutritif ciblé permet de reconstituer ces réserves, d'épaissir les racines et d'améliorer la résistance aux agressions hivernales. Réalisée au bon moment, la fertilisation de fin de saison prépare les végétaux à entrer en dormance de manière plus sereine et favorise une reprise vigoureuse au printemps suivant.
Quelles plantes cibler et pourquoi
La fertilisation de fin d'été concerne principalement :
- les plantes vivaces qui doivent reconstituer leurs réserves pour fleurir au printemps ;
- les arbustes et haies persistantes (lauriers, photinias, etc.) qui gardent du feuillage et ont besoin d'énergie pour résister aux intempéries ;
- les arbres fruitiers (pommiers, cerisiers...) qui emmagasinent nutriments et réserves pour une fructification future ;
- les plantes en pots et jardinières, dont le substrat limité s'appauvrit plus vite et nécessite des apports réguliers.
Les rosiers, par exemple, profitent d'un apport automnal pour renforcer leur système racinaire et préparer une floraison plus saine l'année suivante. Les bacs demandent une attention particulière : un apport tardif ou insuffisant se traduit rapidement par un dépérissement de la plante.
Quand, quoi et comment fertiliser
Choisissez la fin de l'été ou le début de l'automne (souvent en septembre) : assez tôt pour que les plantes puissent assimiler les nutriments avant les gelées, mais pas si tard que cela stimule une nouvelle pousse sensible au froid. Evitez les engrais riches en azote à cette période, car ils favorisent une croissance foliaire au détriment du développement racinaire.
Privilégiez :
- des formules riches en phosphore et potassium (P et K) pour favoriser l'enracinement et la résistance ;
- des amendements organiques (compost mûr, fumier bien décomposé, farine de plumes ou d'os) qui nourrissent le sol lentement et améliorent la structure du terrain ;
- des engrais à libération lente ou granulés spécifiquement formulés « fin de saison » pour éviter les excès.
Mode d'emploi simple : répartissez l'engrais en surface autour de la zone racinaire (souvent jusqu'à la projection de la frondaison), sans le déposer contre les troncs ou tiges pour éviter les brûlures. Travaillez légèrement le produit dans les premières couches du sol si possible, puis arrosez modérément pour activer la diffusion des nutriments. Pour les plantes en pot, réduisez les doses et préférez des apports fractionnés ou un rempotage avec un terreau frais si nécessaire.
Quelques précautions : n'appliquez pas d'engrais trop tard dans la saison (évitez les apports puissants moins de 4 à 6 semaines avant les premières gelées prévues), ne surchargez pas le sol pour ne pas provoquer de brûlures salines ou de déséquilibres, et limitez les produits azotés qui stimulent une repousse vulnérable au gel.
En complément, pensez au paillage pour conserver l'humidité, tempérer les variations de température et protéger les racines. Un sol nourri, couvert et bien drainé est la meilleure assurance d'un jardin en santé lorsque le printemps reviendra.







