Samedi 3 janvier 2026, la Tunisie a été le théâtre d'une opération antiterroriste déterminante dans l'ouest du pays, où un djihadiste a été abattu et un policier a tragiquement perdu la vie. Selon le ministère de l'Intérieur tunisien, cette intervention préventive visait à contrer un projet d'action terroriste aux abords du marché hebdomadaire de Feriana, près de Kasserine.
Les forces de l'ordre ont non seulement neutralisé le dangereux terroriste Seddik Abidi, membre actif de l’organisation jihadiste État islamique, mais elles ont également arrêté un complice dans cette opération. Abidi était considéré comme l'un des plus anciens et des plus dangereux extrémistes opérant dans les montagnes de l'ouest tunisien, notamment dans les localités de Kasserine et Sidi Bouzid.
Lors de l'opération, un agent, identifié comme Marouane Kadri, a été grièvement blessé et a succombé à ses blessures peu après son transfert à l'hôpital. Les autorités signalent que des attaques antérieures dans la région avaient été attribuées à ce groupe, renforçant la perception d'une menace persistante contre les forces de sécurité et les civils. La radio Mosaïque FM a rapporté les inquiétudes concernant la montée de la violence dans ces zones.
Depuis la révolution de 2011, la Tunisie fait face à une résurgence du djihadisme, qui a coûté la vie à de nombreux soldats, policiers et civils. Cependant, les autorités affirment avoir réalisé des progrès significatifs dans leur lutte contre cette menace, intensifiant les opérations de ratissage dans les zones sensibles, particulièrement près de la frontière algérienne où des éléments djihadistes continuent de se regrouper.
Les experts en sécurité soulignent l'importance de ces opérations non seulement pour neutraliser les menaces immédiates, mais aussi pour rassurer la population sur la sécurité de leur environnement au quotidien. Une vigilance continue est donc nécessaire pour prévenir toute escalade de la violence dans ces régions du pays.







