Le parquet national antiterroriste (PNAT) réagit à une affaire qui soulève des interrogations sur les connexions entre la criminalité organisée et le terrorisme d'État. Ce vendredi, à Toulouse, un membre de la DZ Mafia a été condamné à une peine de huit ans d'emprisonnement pour avoir orchestré des incendies ciblant deux entreprises ayant des liens avec des capitaux israéliens.
L'homme, âgé de 36 ans, a reconnu sa participation aux faits et a affirmé être un « exécutant » lors de son procès. Il a été jugé pour avoir incendié des locaux à Lespinasse (Haute-Garonne) et à Oytier-Saint-Oblas (Isère) au début de janvier 2024. Malgré ses revendications, la présidente du tribunal a souligné qu'il avait agi dans un but lucratif, ne trouvant pas de preuves de motivations terroristes ou antisémite.
Des motivations douteuses
En pleine audience, le prévenu a défendu sa position en affirmant : « Si j'avais su que c'était une société israélienne, j’y serais pas allé. Je n’ai rien contre les juifs, les musulmans, ou les chrétiens. »
Les condamnations n'ont pas été réservées qu'à lui : plusieurs complices, dont trois femmes, ont également purgé des peines allant de 4 à 6 ans de prison. Ce procès illustre les soucis croissants des autorités face à la criminalité organisée en France, particulièrement la possibilité d'une manipulation orchestrée par des entités externes.
Un lien avec l'Iran ?
Le PNAT examine, dans un dossier parallèle, une possible implication de l'Iran. D'après une enquête menée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), des cellules pourraient viser des intérêts juifs ou israéliens en Europe. Ces révélations, relayées par des sources d’information telles que Mediapart, mettent en lumière une résurgence du « terrorisme d'État iranien » dans le contexte européen.
Les informations trouvées dans la synthèse de la DGSI suggèrent que l'Iran recruterait des criminels, y compris des narcotrafiquants, pour mener à bien ses opérations.
Contexte préoccupant
Lors de son procès, l'accusé a également mentionné qu'une personne lui avait remis 15 000 euros et des instructions pour allumer le feu aux deux adresses qu'il a visées. Son avocate a plaidé en sa faveur, soulignant qu’il s’agissait d’un « acte irréfléchi ».
Notons que ce même individu avait précédemment été condamné à 10 ans de prison pour diverses infractions, ajoutant à son dossier criminel déjà chargé. Les implications de cette affaire soulignent la complexité et le danger d'une collaboration entre mafia et terrorisme d'État, une problématique qui interpelle tant les autorités que les citoyens.







