l'essentiel
Une arnaque téléphonique a coûté 57 000 euros à un homme âgé de 82 ans en Belgique, où les escrocs l’ont occupé pendant 8 heures au téléphone.
Le 13 mars 2025 à Edegem, Jacques, un nom d’emprunt, s’est retrouvé piégé par une escroquerie bien orchestrée, rapportent les médias belges, notamment 7sur7.
Tout commence par une série de SMS alertant Jacques de transactions suspectes sur son compte. Peu après, son téléphone sonne. Un homme, prétendant être un employé de banque, l’informe qu’un second contact va le joindre pour sécuriser les transactions.
Ce deuxième appel confirme ses inquiétudes et lui assure qu’il récupérera son argent. Pour cela, Jacques doit installer un logiciel, AnyDesk, qu’il croit être un antivirus mais qui, en réalité, offre le contrôle à l’escroc sur son appareil.
Des dizaines de milliers d'euros filent en quelques instants
Ignorant le piège, Jacques suit les instructions et se retrouve à annuler des paiements, transférant ainsi son désormais précieux argent vers des comptes à l’étranger.
Les escrocs ne s’arrêtent pas là. Ils s’attaquent également aux comptes de sa femme grâce à une procuration que Jacques a bien involontairement mise à leur disposition.
Ce n'est que tard dans la nuit que la femme de Jacques rentre chez elle et commence à comprendre l’ampleur de la situation. Consciente qu'il se passe quelque chose de grave, elle agit rapidement pour bloquer les cartes, mais il est déjà trop tard. Au total, près de 87 000 euros disparaissent de leurs comptes.
Témoignage d'un octogénaire victime d'une escroquerie professionnelle
« J’ai été naïf », confie Jacques avec regret. « Je sais que je ne dois jamais partager mes codes, mais cet homme a agi tellement professionnellement qu’il ne m’a même pas demandé mes informations directement. »
Durant ces 8 longues heures, pendant que Jacques converse avec ses interlocuteurs, ils profitent pour effectuer des achats en ligne et retirer de l’argent dans toute la Belgique et aux Pays-Bas. La police a pu identifier quatre suspects grâce aux vidéos de surveillance des distributeurs automatiques, mais ils sont toujours en fuite.
La banque de Jacques a réussi à bloquer certaines transactions et à récupérer 30 000 euros. Malgré cela, le couple se retrouve avec une perte nette de 57 000 euros, une somme qui aurait pu être évitée si Jacques avait été mieux informé sur les risques des arnaques téléphoniques.







