Ce mercredi, la cour d'assises de Corrèze poursuit l'examen du procès de Lucas Larivée, accusé de viol, séquestration et meurtre de Justine Vayrac, survenu en octobre 2022. Après une première journée consacrée aux témoignages de l’entourage de l'accusé, les experts sont maintenant appelés à la barre.
Les témoignages des experts viennent remettre en question la version de Larivée, qui évoque un jeu sexuel devenu tragique. Le premier à prendre la parole est un gendarme spécialisé, chargé d'examiner les traces de sang retrouvées dans la chambre du prévenu. Selon ses constatations, le nombre de gouttes de sang retrouvées (dix-huit) indique que Justine Vayrac a subi au moins deux coups au visage, et non un seul, comme l'affirme l'accusé.
un écrasement du larynx causé par un étranglement
Plus tard, un anatomopathologiste témoigne des examens réalisés sur le corps de la victime. Il confirme qu'un écrasement du larynx, lié à une étrangulation, a été observé, se produisant peu avant le décès. Bien qu'il ne puisse affirmer que cette strangulation ait été causée par les mains de Lucas Larivée, son témoignage suggère que ce type de violence est généralement associé à un étranglement par lien, ce qui contredit fortement la version de l'accusé.
Le procès de Lucas Larivée, qui se prolongera jusqu'à vendredi, pourrait aboutir à une peine de réclusion criminelle à perpétuité, avec une durée de sûreté de 22 ans. La tension monte alors que de nouvelles preuves s'accumulent, laissant entrevoir une issue fatale pour l'accusé.







