Les 15 membres du Conseil de sécurité des Nations Unies examinent depuis plusieurs jours un projet de résolution qui pourrait autoriser le recours à la force pour lever le blocus du détroit d'Ormuz, une initiative soutenue par les États-Unis, mais qui suscite des inquiétudes internationales.
Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, a exhorté, le 2 avril dernier, l'ONU à accorder son aval à l'usage de la force pour garantir la liberté de navigation dans cette zone stratégique. Il a dénoncé les actions de l'Iran, qui entravent le passage des navires commerciaux et des pétroliers, en imposant des conditions restrictives pour leur transit.
Devant cette situation critique, Al-Budaiwi a déclaré à New York : "Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à garantir la sécurité des couloirs maritimes." Ses propos interviennent alors que les discussions autour du texte proposé par Bahreïn se poursuivent au sein du Conseil, amenant de nombreux experts à s'interroger sur les conséquences d'une telle résolution.
Selon une analyse parue dans Le Monde, l'escalade des tensions est particulièrement préoccupante et pourrait avoir des répercussions sur les marchés pétroliers mondiaux. Les États-Unis soutiennent fermement cette initiative, bien que des réserves persistent au sein de la communauté internationale.
Macron sceptique sur une opération militaire
La dernière version du projet de résolution, rapportée par l'AFP, est le fruit d'un compromis destiné à satisfaire les préoccupations de pays tels que la France, la Russie et la Chine. Emmanuel Macron, quant à lui, a exprimé des doutes quant à l'efficacité d'une intervention militaire dans la région, qualifiant cette démarche de "irréaliste". Cette position soulève des questions sur la capacité des Alliés à trouver une solution pacifique au conflit.







