Ce dimanche, plusieurs sites énergétiques ont été ciblés par des attaques iraniennes, causant des dommages notables dans divers pays du Golfe, notamment aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et au Koweït.
À Bahreïn, un drone iranien a incendié un réservoir de la compagnie pétrolière Bapco. Bien que l’incendie ait été rapidement maîtrisé, l’entreprise a déclaré que l'évaluation des dégâts était toujours en cours. « Aucun blessé n’a été signalé », a-t-elle précisé dans un communiqué.
Dans le même temps, à Abou Dhabi, des incendies ont été signalés à l’usine pétrochimique de Borouge suite à la chute de débris, ce qui a conduit à une suspension immédiate des opérations. Selon le bureau des médias émiratis, « aucun blessé n’a été rapporté » après cette attaque. Le ministère émirati de la Défense a confirmé l’origine des tirs comme étant iranienne.
L’Iran affirme cibler des installations militaires
Au Koweït, les autorités ont rapporté des dégâts significatifs dans deux centrales électriques et de dessalement, ainsi qu’au complexe ministériel de la capitale. L'armée iranienne a déclaré viser principalement des cibles militaires et stratégiques, accusant les Émirats de produire des composants pour l'armement américain.
Suite à l'attaque d'un drone « hostile », une surveillance accrue est mise en place, et les fonctionnaires travaillent désormais à distance, a confirmé le ministère des Finances koweïtien. Bien qu’un bâtiment ait été endommagé, aucune victime n’a été recensée. Les autorités koweïtiennes ont également mentionné que les tirs iraniens avaient conduit à l'arrêt de plusieurs unités de production d'électricité, sans pertes humaines.
Les attaques iraniennes ne sont pas un événement isolé ; depuis le début de la confrontation entre Israël et les États-Unis d’un côté, et l’Iran de l’autre, les monarchies du Golfe sont devenues des cibles récurrentes. Téhéran a accusé ses voisins de faciliter les opérations américaines depuis leur territoire, une accusation démentie par ces derniers.
Des analyses de spécialistes comme celles rapportées par Le Monde soulignent que cette escalade des tensions pourrait entrainer des répercussions économiques considérables dans la région, affectant non seulement les infrastructures mais aussi les relations diplomatiques entre les pays du Golfe et l'Iran.







