Le Mexique et l'Union européenne ont récemment signé à Mexico un accord commercial modernisé. Cet accord vise à renforcer les échanges entre les deux blocs dans les domaines de l'agriculture, l'industrie, ainsi que les matières premières stratégiques. Il introduit des mesures de protection pour certains secteurs européens, comme l'élevage, dans un contexte déjà marqué par des tensions après l'accord avec le Mercosur.
Pour limiter l'impact sur son agriculture, l'UE a instauré des quotas d'importation avec des droits de douane réduits. Par exemple, elle autorise l'importation de 5.000 tonnes de bœuf mexicain par an à un taux préférentiel de 7,5 %, ainsi que des apports en viande de poulet et en éthanol.
Des protections renouvellées pour l'agriculture européenne
En retour, l'accord confère aux producteurs européens une reconnaissance élargie des indications géographiques protégées au Mexique. Un total de 232 nouveaux spiritueux et 336 spécialités alimentaires, comme le jambon de Parme, bénéficieront désormais d'une protection renforcée. Ceci est en réponse aux préoccupations exprimées par l'industrie alimentaire européenne quant à la contrefaçon et à la concurrence déloyale.
Le Mexique, pour sa part, s'engage à éliminer certains droits de douane sur les produits européens, tels que le porc et les produits laitiers. En retour, l'UE assouplit ses restrictions sur des exportations mexicaines, notamment de café et de sirop d'agave.
Accès stratégique aux matières premières
L'accord intègre également un volet important sur les matières premières critiques. L'UE cherche à garantir un accès accru aux terres rares et aux métaux stratégiques mexicains, éléments cruciaux dans les secteurs de l'électronique et des énergies renouvelables. Selon des experts du domaine, le renforcement des partenariats avec le Mexique pourrait réduire la dépendance de l'UE vis-à-vis de la Chine.
La modernisation de cet accord pourrait transformer les relations commerciales dans le secteur automobile. L'UE promet que les détails de l'accord empêcheront que les constructeurs chinois n'utilisent le Mexique comme point de transit pour des véhicules fabriqués en Chine destinés à l'Europe.
Enfin, l'accord ambitionne de stimuler les investissements et les échanges industriels. Bruxelles a obtenu des conditions plus favorables pour les entreprises européennes souhaitant participer à des marchés publics au Mexique, facilitant ainsi leur accès à des contrats gouvernementaux et à des partenariats public-privé.







