Dans son quatrième rapport sur les inégalités, l’Observatoire a scruté le pouvoir d’achat des grandes fortunes françaises.
Pour la famille Hermès, la possibilité d'acquérir tous les logements de Marseille et Strasbourg n'est pas une simple chimère. En parallèle, d’autres magnats comme Bernard Arnault pourraient faire de même à Lyon et Grenoble, tandis que les Wertheimer, propriétaires de Chanel, pourraient s'offrir Toulouse. Cette perspective extraordinaire tente de rendre compte des valeurs vertigineuses auxquelles font face nos sociétés modernes.
L’Observatoire des inégalités, basé à Tours, a publié ce rapport le 2 juin 2026, dans le but d’illustrer la richesse incroyable de ces familles. Le calcul proposé croise la valeur totale des logements disponibles dans diverses villes et le capital professionnel de grandes personnalités, tiré du classement 2025 du magazine Challanges. Ainsi, l'Observatoire nous fournit un cadre de comparaison impressionnant.
Ce rapport précise que seuls les actifs détenus dans des entreprises sont pris en compte, en excluant les biens immobiliers ou les œuvres d'art qui constituent souvent une part significative des patrimoines personnels de ces individus.
Un ordre de grandeur à des fins de comparaison
Avec un patrimoine professionnel estimé à 163,4 milliards d’euros, la famille Hermès pourrait théoriquement acheter l’ensemble des logements des deux grandes villes précitées. Cependant, comme le note l’Observatoire, « il est évident que tous les logements de Marseille et Strasbourg ne sont pas sur le marché ». De plus, ces fortunes ne peuvent pas être liquidées instantanément, car elles sont majoritairement composées d’actions d’entreprises, dont la valeur fluctue sur les marchés.
Ce calcul, bien que considérablement hypothétique, vise à alimenter le débat public. Louis Maurin, dans son avant-propos, évoque une « question fondamentale sur les processus d’accumulation » qui touchent notre société. Selon lui, les richesses colossales accumulées par ces ultra-riches n'ont plus de véritable utilité matérielle. Ces patrimoines servent plutôt des stratégies de pouvoir et de prestige social, permettant à ces familles d'étendre leur influence au-delà de la sphère économique.
En somme, bien que le potentiel d’acquisition soit titanesque, cette réalité soulève des interrogations sur les inégalités et les structures économiques qui régissent nos sociétés, comme le souligne cet éclairage inédit de l’Observatoire des inégalités.







