Des manifestations ont éclaté à Téhéran et dans d'autres régions d'Iran, marquant le huitième jour de contestation. Initialement liées à la hausse des prix, ces manifestations se transforment en revendications politiques, comme le rapportent plusieurs médias locaux.
Des rassemblages ont eu lieu samedi soir dans plusieurs quartiers de la capitale, notamment à Novobat et à Tehran Pars. Bien que décrits comme "limités" par l'agence Fars, avec des participants comptant entre 50 et 200 individus, des slogans comme « Mort au dictateur » ont résonné dans les rues. Ces manifestations contrastent nettement avec la violence qui prévaut dans l'ouest du pays, où des affrontements ont causé la mort de plusieurs personnes, dont des membres des forces de sécurité.
Les événements ravivent des souvenirs de révoltes passées, notamment les mouvements de 2019, où la colère populaire s'était manifestée contre la répression économique. Selon des experts, la dynamique actuelle est alimentée par des frustrations face à l'inflation galopante et à la corruption endémique.
« Les jeunes expriment leur désespoir face à un avenir incertain, et la situation ne fera qu'empirer si le gouvernement ne prend pas de mesures réelles », déclare Sara, une étudiante de Téhéran, à l'agence AFP.
À Malekshahi, une ville à forte population kurde, les affrontements ont conduit à la mort d'un agent des forces de l'ordre. Dans cette région, des ·émeutiers ont même tenté de s'introduire dans un commissariat. Fars a rapporté que deux assaillants ont été abattus par les forces de sécurité.
Alors que la répression s'intensifie, les voix critiques s'élèvent. Les médias iraniens restent prudents dans leur couverture des événements, et des vidéos circulent sur les réseaux sociaux, rendant difficile l'évaluation précise de la situation sur le terrain. Toutefois, il est clair que la colère populaire est bien vivante, et que les autorités devront faire face à des défis croissants.
Dans le contexte actuel, les manifestants continuent de vouloir être entendus, désireux de changement dans un système qu'ils jugent archaïque et corrompu. Avec des témoignages d'experts et des sources variées, la situation en Iran est suivie de près, tant par les observateurs locaux qu'internationaux.







