Le général Sardar Ebrahim Jabbari, membre influent des Gardiens de la Révolution, a fait des déclarations alarmantes ce lundi, menaçant de « brûler tout navire » qui oserait traverser le détroit d’Ormuz. Ce passage maritime est crucial pour le commerce pétrolier mondial et, selon Jabbari, le blocage pourrait être imminent en raison des tensions croissantes au sein de la région.
Les mots du général résonnent comme une promesse d'engagement guerrier. Il a scandé que l'Iran envisagerait de « attaquer également les oléoducs », réduisant à néant toute possibilité d'exportation de pétrole depuis le Golfe, une zone stratégique pour les grandes économies mondiales.
Dans ses déclarations sur le compte Telegram des Gardiens, il a exprimé sa conviction que le prix du baril de pétrole pourrait atteindre « 200 dollars dans les jours qui viennent », un chiffre jugé alarmant par de nombreux analystes du marché. Cette prévision pourrait sérieusement perturber l'équilibre économique global, affectant notamment les économies déjà fragiles de certains pays asiatiques.
Plusieurs attaques de navires au cours du week-end
Le détroit d’Ormuz est un corridor vital, avec environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux qui y transitent. La menace iranienne survient sur fond d’attaques récentes, qui ont vu plusieurs navires ciblés au sein d’une zone de 50 kilomètres. Les Gardiens de la Révolution ont récemment revendiqué l'assaut sur un pétrolier qu'ils présument être américain.
Cette escalade des tensions alimente les craintes d'une guerre plus étendue dans la région. L’Agence internationale de l’énergie souligne qu’une large partie de l’approvisionnement énergétique mondial transite par cette route, ajoutant que « plus de 80 % du pétrole et gaz transitant par Ormuz est destiné aux pays asiatiques ». La montée des hostilités pourrait affaiblir nos relations commerciales, perturbant ainsi les marchés mondiaux.







