L'Iran est en émoi ce mercredi alors qu'il honore les funérailles de son influent chef de la sécurité, Ali Larijani, tué la veille par une frappe israélo-américaine. Cette tragédie survient dans un contexte de tensions exacerbées, marquées par la promesse de vengeance du chef de l'armée de la République islamique.
Les obsèques, largement médiatisées, se dérouleront à Téhéran en simultané avec celles de Gholamréza Soleimani, leader de la force paramilitaire Bassidj, également abattu durant l'attaque. Cette double cérémonie est d'autant plus poignante qu'elle intervient aux côtés des commémorations des plus de 80 militaires qui ont perdu la vie lors du naufrage d'une frégate à proximité du Sri Lanka. Les agences de presse iraniennes, Fars et Tasnim, rapportent que la cérémonie débute à 10h30 GMT.
La mort d'Ali Larijani, figure clé du régime iranien et réputé pour avoir défié les bombardements lors d'une récente manifestation à Téhéran, marque une étape cruciale dans la série d'assassinats ciblés de leaders iraniens par les États-Unis et Israël, qui inclut l'élimination supposée d'Ali Khamenei, le guide suprême du pays.
Le général Amir Hatami, à la tête des forces armées iraniennes, a déclaré : « nous vengerons le sang d'Ali Larijani et de tous les martyrs ». Cette déclaration préfigure une escalade potentielle des tensions dans la région, à la lumière des récents échanges de frappes entre Israël et des cibles iraniennes.
Un responsable militaire israélien, ayant requis l'anonymat, a souligné : « Larijani était le vrai dirigeant du régime, absorbé par son autorité depuis plusieurs semaines ». Dans la foulée, l'armée israélienne a mis en garde contre de futures actions contre son successeur, Mojtaba Khamenei, qui n’a pas été vu en public depuis la perte de son père.
Au cœur de cette escalade, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a averti des « conséquences mondiales » liées au conflit, promettant un impact sur toutes les nations, indépendamment de leur statut.
Parallèlement, les États-Unis ont intensifié leurs opérations militaires en ciblant des sites liés aux missiles iraniens près du détroit d'Ormuz, qui joue un rôle crucial dans le transit du pétrole. Donald Trump s'est exprimé sur les réseaux sociaux, affirmant ne plus vouloir de soutien de l'OTAN : « nous n'avons jamais eu besoin d’aide ».
Israël, pour sa part, poursuit ses frappes au Liban, ciblant le mouvement Hezbollah, avec plusieurs victimes dans des attaques récentes à Beyrouth. Les évacuations massives à Tyr et dans les villages environnants témoignent de l'angoisse des habitants face à la montée de la violence, alors que les audiences publiques révèlent une population prise de panique, cherchant à fuir.







