À l’aube de la première réunion du conseil communautaire, le budget 2026 de Grand Poitiers est mis en lumière, suscitant l'alerte de plusieurs maires face à une fiscalité accrue.
Dans un contexte délicat, le président de Grand Poitiers, Anthony Brottier, accompagné de ses vice-présidents, a dévoilé les contours du budget pour 2026. Hubert Bailly, maire de Saint-Benoît, décrit cette situation comme un budget récupéré « dans une situation critique », mettant en avant le désengagement de l’État et une hausse constante des dépenses alors que les recettes ne progressent que de 60 %. « Il y a un effet ciseau », souligne-t-il.
Les préoccupations autour de l'endettement se font également sentir, notamment alors que des investissements ont été réalisés à hauteur de 46 millions d'euros, bien au-delà des prévisions initiales de 33 millions, comme le rapporte France 3.
Pour corriger la situation budgétaire, une augmentation de la fiscalité est déjà envisagée, avec un coût estimé de 10€ par mois pour les propriétaires de la région. Il est estimé que 16,5 millions d'euros seront nécessaires pour redresser la situation financière pour les années à venir.
Des subventions en question
L'opposition politique ne tarde pas à critiquer la gestion des subventions, notamment pour des établissements comme le Tap ou le Golf de Chalons. En réponse, Anthony Brottier affirme que « toutes les baisses de subventions sont basées sur des décisions de l'ancien exécutif ». Lors d'un échange avec des représentants communautaires, il ajoute : « On ne peut pas constamment revenir sur les erreurs du passé. Nous sommes ici pour apporter des solutions aux difficultés. » Cette transparence met en exergue les défis auxquels l'exécutif doit faire face et le besoin d'une programmation claire.
Refusant de s'engager sur une « cagnotte », le président évoque la nécessité de revoir la programmation pluriannuelle des investissements (PPI). Selon lui, la priorité est de passer d'un montant de 46 millions d'euros à 40 millions, en engageant une discussion franche avec tous les élus, comme rapporté dans les colonnes du Journal du Dimanche.
Dix maires portent des propositions
Une lettre commune de dix maires, dont ceux de Migné-Auxances et Savigny-Lévescault, exprime leur désaccord avec l'augmentation fiscale. Ils soulignent qu'il est « difficile d'expliquer aux habitants une hausse de leurs impôts sans projets visibles et concrets ». Malgré leurs propositions d'une hausse fiscale modérée à moins de 10 millions d'euros et d'un rétablissement des services publics, leurs efforts n'ont pas abouti.
Lire aussi







