La grogne des agriculteurs prend de l'ampleur. Après une journée de manifestation marquante le 8 octobre, une centaine de paysans a organisé une action escargot sur le périphérique parisien le 9 janvier. Cela a généré 280 km de bouchons dès 9 heures du matin, rapportent les médias.
La Confédération paysanne, un des principaux syndicats agricoles, a indiqué que cette opération visait à protester contre le traité de libre-échange du Mercosur et les directives relatives à la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Les agriculteurs s'opposent à une politique qu'ils jugent nuisible, notamment le "libre-échange débridé" qui, selon eux, passe par des abattages massifs injustifiés. Les slogans comme "Maudite soit la guerre économique et sanitaire !" et "Moins de paysans, c’est plus de malades" illustrent la profondeur de leur colère.
Les manifestations de jeudi avaient généralement eu lieu sans heurts, à l'exception de quelques tensions, notamment lors d'un incident impliquant Yaël Braun-Pivet devant l'Assemblée nationale. Cette dernière a reconnu la légitimité de la colère des agriculteurs, et a exprimé sa volonté de dialoguer avec les différents syndicats agricoles.
La gestion du traité Mercosur et de la DNC continue de susciter une opposition vigoureuse dans le secteur agricole en France, les experts s'inquiétant des conséquences économiques et sanitaires potentielles. Le quotidien Le Monde souligne que ces préoccupations partagées par de nombreux agriculteurs exacerbent un climat de mécontentement général face à des politiques jugées éloignées des réalités du terrain.
La colère des agriculteurs paralyse le périphérique parisien avec 280 km de bouchons
La lutte des agriculteurs contre le libre-échange perturbe la circulation à Paris.







