Le quotidien régional La Nouvelle République s'en moque, pointant du doigt le « plagiat » supposé de Gabriel Attal, qui envisage de renommer son parti Renaissance d'après ce nom emblématique. L'éditorial, publié lundi, qualifie ce changement de « hommage embarrassant », en notant que « le parti du président pourrait bientôt arborer un nom revendiqué par notre groupe de presse depuis des décennies ».
La NR souligne que ses 120 000 lecteurs quotidiens dans cinq départements méritent un respect total concernant cette marque. L’entourage de Gabriel Attal a toutefois réagi, affirmant que le président du directoire de La Nouvelle République, Olivier Saint-Cricq, avait été informé de cette réflexion il y a plusieurs mois, contredisant ainsi l’idée d’un plagiat inopiné.
« L'hommage est embarrassant, même si la prudence de Gabriel Attal est touchante. Le leader n’a pas eu le courage d’en informer la NR en amont », poursuit le journal, soulignant son rôle dans le panorama médiatique français.
Le débat sur l’inspiration
Les critiques continuent d’affluer. « Si Gabriel Attal se trouve à court d’inspiration, peut-être serait-il plus avisé de se concentrer sur les municipales, où son parti a du mal à se faire entendre », ironise le directeur de publication Luc Bourriane.
Alors que le changement de nom ne sera officialisé qu’après les municipales, la suggestion de Nouvelle République se profile déjà sur le fronton du siège de Renaissance. Des conseils juridiques ont été sollicités par Attal pour éviter tout conflit avec le journal, qui, de son côté, espère également que le politique ne tentera pas de s’approprier ses vieux logos et slogans.







