EXCLUSIF. Le 3 février, Laure Lavalette, la candidate à la mairie de Toulon, a dévoilé une figure charismatique pour mener sa campagne. Un amiral de la Marine nationale s'est joint à sa liste, un choix stratégique pour conquérir cette ville méditerranéenne.
Bien que son nom n'ait pas encore été révélé, Laure Lavalette, députée RN et candidate sans étiquette, avait annoncé en amont de la venue de la ministre des Armées à la Direction générale de l'armement : « C'est un poids lourd, un amiral, un gros ». Jacques Mallard, vice-amiral en retraite et ancien commandant de la force aéromaritimes de réaction rapide, sera la figure de proue dans cette élection. Si Laure Lavalette remporte la mairie, il devrait être nommé adjoint à la mer, à l’économie maritime et aux relations avec la défense.
La candidate, qui s'est présentée comme un choix apolitique pour servir les Toulonnais, souligne son intention de redynamiser la ville. « Je suis au service d’un projet non partisan. Ce que je cherche à travers cet engagement c’est de continuer à servir mon pays et, en l’occurrence, les Toulonnais », a-t-elle déclaré.
Jacques Mallard, originaire de Toulon par sa mère, considère que la ville a un potentiel inexploité. « Il y a un décalage entre ce qu’est Toulon aujourd’hui et ce que cette ville unique pourrait être », a-t-il exprimé. En effet, avec sa radieuse rade et son statut de premier port militaire d'Europe, Toulon mérite d’être mise en avant davantage.
Un programme pour l'économie maritime
Pour redorer le blason de sa ville natale, Mallard propose un programme ambitieux axé sur l'économie maritime. Son projet se décompose en trois grands axes. D'abord, il s'engage à promouvoir le tissu industriel maritime : « Accueillir, aider et mettre en avant les jeunes entreprises ayant des idées innovantes », explique-t-il.
Ensuite, il veut transformer Toulon en escale incontournable pour les ferries, en mettant en valeur des sites locaux comme l'arsenal, tout en facilitant l'accès aux transports.
Enfin, il souhaite tisser des liens solides entre les acteurs étatiques, la Marine nationale et les diverses autorités sanitaires par le biais de la création de partenariats. « Les Toulonnais doivent sentir que l’arsenal leur appartient », affirme-t-il, conscient que la base navale est le premier site industriel et employeur dans le Var, avec environ 24 000 travailleurs quotidiens selon la préfecture locale.







