Lors de la dernière session du conseil d'agglomération du Grand Villeneuvois, le 3 mars, un bilan financier de 2025 a été dressé avant la présentation du rapport d'orientations budgétaires pour 2026. Ce budget, qui devrait être voté au mois d'avril par la nouvelle équipe, est défini comme une année de transition, comme l’a souligné Pierre-Jean Pudal, vice-président en charge des finances.
Un exercice 2025 maîtrisé
Les résultats de l’exercice 2025 montrent que les recettes de fonctionnement s'élèvent à 45,321 millions d'euros, tandis que les dépenses ont atteint 40,057 millions d'euros. Les augmentations notables comprennent 1,2 million d'euros pour la gestion des déchets, suite à l'augmentation des taxes d'enfouissement, et 547 000 euros pour les salaires, dont une partie est liée à des décisions nationales sur les retraites. En revanche, les dépenses énergétiques ont diminué, atteignant près de 98 % des prévisions initiales. Pudal a affirmé que ce budget témoigne d'une gestion sérieuse avec une épargne brute de 4,4 millions d'euros.
Endettement modéré mais croissant
La dette du Grand Villeneuvois a connu une légère augmentation, passant de 26,752 millions d'euros en 2020 à 28,601 millions en 2025. Selon Thomas Bouyssonnie, cette hausse de 2 millions d'euros commence à exercer une pression sur la trajectoire financière de l'agglomération. Cependant, Pudal insiste sur le bon niveau de gestion avec un épargne brute supérieure à 10 % et un délai de désendettement d'environ 6,5 ans.
Vers un budget 2026 avec incertitudes
Pour 2026, les prévisions indiquent des dépenses de fonctionnement en hausse de 0,9 % à 41,301 millions d'euros, et des recettes qui augmenteraient de 0,3 % à 45,462 millions d'euros. Les investissements prévus s'élèvent à 15,6 millions d'euros, comprenant des restes à réaliser de l'année précédente. L'endettement pourrait grimper à 34,258 millions d'euros, tandis que l'épargne brute est estimée à 4,161 millions d'euros, ce qui soulève des préoccupations quant à la solidité financière future de l’agglomération.
Un avenir financier sous pression
Yvon Ventadoux, maire de Pujols, a souligné deux concepts, "effet toboggan" et "effet trampoline", pour illustrer les mutations des finances locales. Tandis que le taux d'épargne brute pourrait tomber sous la barre des 10 % dans les années à venir, la capacité de désendettement, en érosion, impose une vigilance accrue des autorités locales. Une réponse, réitérée par l'exécutif, évoque un cycle d'investissement classique avec des dépenses croissantes à la fin du mandat.
La prochaine équipe devra donc jongler avec ces défis financiers tout en assurant un service public efficace pour les habitants du Grand Villeneuvois.







