L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a exprimé son scepticisme quant à la notion de « nouvelle France » défendue par Jean-Luc Mélenchon. Lors d'une conférence à La Sorbonne, il a également souligné sa méfiance envers l'idée de « France de souche ».
Fort de son expérience en tant qu'homme d'État, Dominique de Villepin a partagé sa vision pour l'avenir de la France, s'affirmant comme héritier des idées du général de Gaulle et de Jacques Chirac. Bien qu'il n'ait pas encore officialisé sa candidature à la présidentielle de 2027, sa présence sur la scène politique est de plus en plus marquée.
Soulignant son engagement sur les enjeux internationaux, notamment sa position contre la guerre en Irak en 2003, Villepin a redit son souhait d’amener la France vers un « redressement républicain », ancré dans le gaullisme, pour faire face aux défis d'un monde instable. À 72 ans, il semble bien conscient de l'importance de construire son espace politique.
Il a critiqué le discours de certains membres de la droite, notamment Gabriel Attal, qui prétendent douter de l'importance du droit international. « Le droit n'est plus la langue commune du vivre ensemble », a-t-il déploré, se référant à des récents propos de Bruno Retailleau, président des LR.
Devant un auditoire varié, incluant des étudiants, des actifs et même le rappeur Fianso, Villepin a fait entendre son désir d'unir les Français au-delà des clivages politiques. Il a également salué deux de ses prédécesseurs à Matignon, Alain Juppé et Lionel Jospin, pour son approche inclusive.
En dénonçant les dérives vers l'extrême droite de son ancienne famille politique, il a plaidé pour une vision plus modérée. Pour lui, la famille et les valeurs républicaines devraient être au cœur des préoccupations politiques, loin du populisme identitaire.
Le discours de Villepin, bien que flou quant aux détails de son projet, pourrait séduire des électeurs à la recherche d'un leader apaisant et visionnaire. Il a évoqué les erreurs du passé, se déclarant prêt à transmettre un héritage positif en politique.
« Il vient un moment dans une vie où l'on n'a plus d'autre devoir que de transmettre ce que l'on a reçu de meilleur », a-t-il affirmé, laissant entendre ses ambitions pour la présidentielle. L'annonce officielle de sa candidature pourrait survenir au plus tôt en avril 2026, selon les sources proches de l'ancien Premier ministre, révélant une détermination à être présent sur la scène politique face à des enjeux cruciaux pour l'avenir du pays.







