Fraîchement élus pour un mandat de six ans, les maires pourraient voir leur durée prolongée d'une année en raison d'un calendrier électoral chargé en 2032. Une situation qui n'est pas sans précédent.
Imaginez un report des prochaines élections municipales. D'après le HuffPost, le calendrier électoral saturé de 2032 pourrait contraindre à un décalage du scrutin des maires. Cette année-là, les électeurs français seront également appelés aux urnes pour l'élection présidentielle et potentiellement pour des élections législatives.
Les élections législatives, puisque prévues pour 2030 et 2035, pourraient être avancées à 2032 afin de permettre au nouveau président de constituer une majorité à l'Assemblée. Cela impliquerait que les Français doivent voter jusqu'à six fois entre mars et mai.
Les récents chiffres de l'abstention de 2026 soulignent déjà une possible fatigue électorale, mais cela n'est pas la seule raison d'un report potentiel. Les partis politiques pourraient également éprouver des difficultés à réunir les fonds nécessaires pour leurs campagnes.
Un report possible, mais à "une périodicité raisonnable"
Cependant, mettre en œuvre un tel report ne serait pas une mince affaire. Bruno Retailleau, ancien ministre de l'Intérieur, a souligné en 2025 que "tout report des élections municipales de mars 2032 nécessiterait une loi spécifique, précédée d'une consultation avec les élus locaux", en veillant à respecter les avertissements du Conseil constitutionnel sur le droit de vote dans "une périodicité raisonnable".
Ce ne serait d'ailleurs pas la première fois que les élections municipales seraient décalées. En effet, elles ont été reportées par le passé, notamment en 1995, 2007 et 2020. Pour l'heure, aucune décision n'a été arrêtée. "Nous n'avons pas encore abordé ce sujet avec le ministère de l'Intérieur", a rappelé Gil Avérous, président des Villes de France, le 19 mars sur LCP.







