Les élections municipales des 15 et 22 mars ont entraîné des changements notables au sein des mairies du département. Bien que des figures emblématiques, comme François Bayrou et Serge Blanco, aient quitté la scène, il y a un constat plus large à faire.
Statistiquement, la moitié des maires élus lors de ce scrutin sont des novices dans leur fonction. La tendance vers une féminisation des instances politiques se confirme, bien que la révolution soit encore à venir. En 2026, le nombre de femmes maires est passé de 98 à 116, représentant 21 % des postes, une progression lente mais encourageante.
Cependant, la perte (et le retrait) de villes importantes comme Biarritz, laissée à un maire masculin à la suite de la défaite de Maider Arosteguy, souligne les défis persistants pour la représentation féminine. Actuellement, Marie-Lyse Bistué, élue à Oloron-Sainte-Marie, est la seule femme à diriger une commune de plus de 10 000 habitants.

Une diversité d'âges
En ce qui concerne l'âge des élus, une légère hausse a été observée, passant de 55 à 56,8 ans en moyenne. Louis Labadot, à Mauléon-Licharre, est le plus âgé à 82 ans, tandis que Yann Camou Juncas, à 24 ans, est le benjamin du conseil.
Le paysage politique local se distingue par sa ruralité, avec 434 communes de moins de 1 000 habitants. Parmi les maires masculins, 23,7 % sont des agriculteurs ou d'anciens agriculteurs, contre seulement 12 % dans le cas des femmes. Cette répartition montre les défis de la professionnalisation des maires, alors que de nombreuses femmes se hissent à des postes au sein des professions intermédiaires dans la santé et le travail social, représentant 11,2 %.







