La réforme des études de médecine s'apprête à frapper fort dans le Berry avec l'arrivée prévue en novembre 2026 de la première promotion de "docteurs juniors". Ces étudiants en dernière année de médecine apporteront un espoir de renouveau dans l'un des plus grands déserts médicaux français.
Au total, 30 docteurs juniors seront déployés dans l'Indre et le Cher, tandis que 93 terrains de stage sont prévus en Centre-Val de Loire. D'ici quelques jours, les informations concernant ces stages seront officiellement révélées.
Traditionnellement, la formation des médecins généralistes s'étalait sur une décennie. Cependant, un changement réglementaire a transformé le statut du médecin généraliste en spécialité, requérant aux futurs praticiens d'accomplir une année supplémentaire en tant que "docteurs juniors", encadrés par des médecins déjà établis. Dans ce cadre, entre 10 et 16 docteurs juniors seront assignés à l'Indre, tandis qu'environ 14 s'installeront dans le Cher.
Ils pourront faire des consultations et assurer des gardes
Pour accueillir ces jeunes médecins, des généralistes locaux ont entrepris une formation spécifique et obtenu leur agrément. Ce recrutement a suscité un regain d'intérêt parmi les praticiens. En effet, dans le Berry, les médecins tuteurs recevront environ 3.000 euros bruts par mois pour chaque docteur junior, avec la possibilité d'encadrer jusqu'à deux étudiants simultanément. "Au départ, il était difficile de trouver des tuteurs, mais maintenant nous avons plus d'agréments que d'étudiants à placer," déclare Clara de Bort, directrice de l'Agence régionale de santé en Centre-Val de Loire.
Les docteurs juniors exerceront à proximité de leurs tuteurs et seront amenés à réaliser des consultations, participer aux gardes et assurer des permanences en régulation des soins. Leur rémunération devrait atteindre environ 4.000 euros bruts, primes incluses.
"L'objectif de cette réforme est d'assurer que ces futurs médecins s’épanouissent durant leur stage, en tissant des liens avec la communauté locale. Nous espérons qu'ils auront envie de rester après leur formation," explique encore Clara de Bort. Le succès de cette initiative devra être mesuré en 2028, mais les attentes sont déjà élevées.







