Les chiffres des immatriculations de voitures en France révèlent une tendance intéressante pour janvier : près d'un tiers des nouvelles ventes concernent des véhicules électriques. Toutefois, malgré ce succès, le marché automobile global est en déclin.
Les données publiées ce 1er février montrent que les voitures électriques représentent 28 % des ventes, un niveau record qui découle des incitations gouvernementales en vigueur. Pourtant, cette hausse ne parvient pas à masquer une chute des ventes globales de 6,55 % par rapport à janvier 2025, comme l'a rapporté la Plateforme automobile (PFA).
Un marché en retrait, mais une niche qui brille
En janvier, 107 157 voitures particulières ont été immatriculées, soit une baisse significative par rapport à l'année précédente. Ce chiffre représente le plus bas niveau d'immatriculations en ce mois depuis quinze ans, à l'exception de la crise des semi-conducteurs survenue en 2022.
Au sein de ce marché morose, les ventes de véhicules électriques se distinguent : la Renault 5 occupe actuellement la première place des immatriculations sur ce segment, suivie par la Renault Scenic et la Peugeot 208, selon des données fournies par AAA Data.
Les aides publiques, moteur de la croissance des ventes électriques
Selon Marie-Laure Nivot, analyste chez AAA Data, « le pic de voitures électriques enregistré en janvier montre l’influence des aides à l’achat et brouille la lecture du marché ». Ces aides ont un rôle crucial et devraient continuer à soutenir le segment des véhicules électriques, notamment grâce à des initiatives comme le leasing social qui vise à rendre ces voitures plus abordables pour le grand public.
Alors que le marché des véhicules neufs souffre, l’électrification des flottes d'entreprises et les mesures incitatives contribuent à maintenir l'engouement pour les véhicules électriques, suggérant un tournant potentiel dans la dynamique de consommation automobile en France.







