Les cicatrices de la guerre en Ukraine restent béantes, et le nombre de victimes, difficile à évaluer, est alarmant. Selon le CSIS, un institut américain reconnu, près de deux millions de vies ont été détruites dans ce conflit. Pour les réfugiés installés à Belfort, chaque jour est un fardeau lourd à porter.
Sur une table, une montagne de douceurs attend... mais personne n'ose y toucher. Vitaly, réfugié depuis quatre ans, partage son chagrin : "L'Ukraine, cœur de l'Europe, subit la guerre à distance de notre quotidien. Ce n'est pas un désastre naturel, c'est une agression orchestrée. Poutine ôte des vies chaque jour." La colère et les larmes ont remplacé son sourire, laissant place à un profond désespoir.
Vitaly, ingénieur à la retraite, s'est échappé de son pays avec sa femme en février 2022, tandis que sa fille Anastasia, 24 ans, a choisi de rester. "Elle est trop patriote pour quitter son pays. C'est une torture de vivre en sachant qu'elle est sous les bombardements." Les communications sont aléatoires, renforçant son angoisse.
“On ne parle pas tous les jours de la guerre, sinon on deviendrait fou”
Anastasia, présente en France ce mois-ci, perçoit le changement chez ses parents. "Ici, ils se battent pour s'intégrer, tandis que là-bas, l'hiver est le plus rigoureux depuis des décennies. Si l'on a cinq heures d'électricité par jour, c'est déjà un miracle."
Ces témoignages résonnent dans de nombreuses familles comme celle de Biyana, une Ukrainienne installée en France depuis vingt ans. Elle soutient ceux qui ont fui: "Nous ne parlons plus de guerre chaque jour, cela serait insupportable. Notre cœur reste attaché à l’Ukraine."
Cette résilience se manifeste aussi à Belfort par des initiatives concrètes. L'entreprise Alstom participe à l’effort de guerre en construisant 55 locomotives destinées à l’Ukraine, un symbole fort d'entraide qui représente l’engagement de la France en faveur du peuple ukrainien.







