Emmanuel Macron a souligné l'urgence d'une réouverture rapide du détroit d'Ormuz, insistant sur le fait qu'il ne devrait pas y avoir de contrôles ni de péages. Ses déclarations interviennent alors que six navires en provenance d'Irak ont traversé cette zone stratégique, bien que les forces navales américaines affirment avoir instauré un blocus strict.
Dès la mise en œuvre du blocus, le 13 avril à 16 h, plusieurs navires ont été surveillés. Le premier identifié est le Christianna, un cargo sous pavillon libérien, qui avait quitté le port iranien de Bandar-e Emam Khomeini le 10 avril après avoir déchargé des marchandises. Ce navire a passé le point de contrôle près de l'île iranienne de Larak peu après l’instauration du blocus.
Le second, le tanker Elpis, sous pavillon des Comores et déjà sous sanctions américaines pour ses liens avec l'Iran, a quitté le port de Bouchehr le 31 mars. Il a également traversé le détroit à une heure similaire après l’application du blocus. Toutefois, une fois en mer, il a fait demi-tour, tout comme d'autres navires ayant fait l'objet de mesures similaires.
La position américaine fermement affirmée
Face à ces mouvements, l'armée américaine clame que tous ces navires ont été interceptés. Dans un communiqué, le Commandement central a précisé : "Aucune embarcation n'a réussi à franchir le blocus durant les premières 24 heures, et six navires ont été contraints de rebrousser chemin vers leurs ports d'origine dans le golfe d'Oman".
Pour soutenir cette opération, environ 10 000 soldats américains sont engagés, accompagnés de plusieurs navires de guerre, dont le porte-avions Abraham Lincoln et de nombreux avions. Le but est de mettre une pression maximale sur l'Iran pour le pousser vers une reprise des négociations, avec des discussions potentielles envisagées d'ici la fin de la semaine, selon des experts de la situation géopolitique actuelle, comme l’indiquent les analyses de France24.







