Le recul de l'âge légal de départ à la retraite a pour effet d'annuler l'utilité de certains trimestres 'gratuits' accordés aux femmes. Ces trimestres, qui étaient conçu pour compenser l'impact d'un enfant dans leur parcours professionnel, se voient remis en question. En effet, avec les changements introduits par la réforme des retraites, certaines femmes pourraient perdre tout ou partie de ces avantages. Voici des exemples concrets.
Analyse des situations individuelles
- Florence, née en 1973
Florence a démarré sa carrière en 1996 et se retrouve avec 115 trimestres en 2023. Avec un enfant, sa situation avant la réforme lui permettait de partir à 62 ans avec le taux plein, nécessitant 172 trimestres. Cependant, après la réforme, l'âge légal passe à 64 ans, et malgré des trimestres supplémentaires accumulés, les 8 trimestres pour enfant deviennent superflus, la rendant inéligible au bénéfice.
- Cécile, également née en 1973
Cécile, qui a eu deux enfants, totalisait 107 trimestres en 2023. Avant la réforme, elle pouvait atteindre le taux plein à 62 ans. Après la réforme, bien qu'elle conserve certains trimestres pour enfants, elle perd le bénéfice d'un trimestre sur les deux, se retrouvant ainsi dévaluée.
L'impact sur la carrière des mères
- Nathalie, née en 1964
Nathalie, quant à elle, commence avec 132 trimestres et trois enfants. La réforme propose un départ à 63 ans, mais elle conserve également des trimestres pour enfants, bien qu'elle se retrouve avec des trimestres excédentaires qui n'apportent aucun avantage.
Ces exemples illustrent comment les réformes en matière de retraites n'affectent pas seulement les âges de départ, mais aussi la reconnaissance des efforts parentaux dans le parcours professionnel, posant ainsi la question de l'équité pour les femmes au travail.







