La chirurgie de remplacement de la hanche, connue sous le nom de pose de prothèse de hanche, vise à remplacer les parties abîmées de cette articulation, souvent endommagée par l'arthrose. Cette intervention, pratiquée principalement chez les personnes de plus de 60 ans, est l'une des plus courantes en France. Elle permet aux seniors touchés par l'usure du cartilage de retrouver leur mobilité et, par conséquent, leur autonomie.
Indications pour la pose d’une prothèse de hanche
La pose d’une prothèse de hanche se justifie souvent chez les patients souffrant d'arthrose, une maladie chronique qui se manifeste par la dégradation du cartilage articulaire. La coxarthrose, ou arthrose de la hanche, touche en priorité les personnes âgées, notamment celles de plus de 70 ans. En France, près de 85 % des individus de cette tranche d'âge en sont affectés.
L’arthrose entraîne des douleurs significatives et peut évoluer vers de graves limitations fonctionnelles, rendant difficile la marche ou même des mouvements quotidiens tels que monter des escaliers. Malheureusement, la dégradation du cartilage est irréversible, ce qui amène à recourir à la pose d'une prothèse lorsque les douleurs deviennent insupportables ou trop handicapantes.
Cette intervention est également envisagée après une fracture du col du fémur, courante chez les personnes âgées, souvent due à des chutes liées à des problèmes de vision ou d’équilibre.
Déroulement de l’opération de prothèse de hanche
La chirurgie de pose de prothèse de hanche, qui s’effectue à plus de 150 000 reprises par an en France, continue de se développer avec le vieillissement de la population. Cette opération, réalisée depuis 1962, reste accessible même pour les personnes âgées, et son efficacité est maintenue jusqu'à un âge avancé.
L'intervention, qui dure entre 1h30 et 4h, a lieu sous anesthésie générale ou rachianesthésie. Le processus chirurgical consiste à retirer les parties usées de l'articulation de la hanche et à remplacer la tête du fémur par une prothèse, généralement fabriquée en céramique ou en polyéthylène, qui s'intègre parfaitement au canal médullaire du fémur.
Environ 1 million de Français bénéficient actuellement d'une prothèse totale de hanche, une opération qui comporte peu de risques, mais peut occasionnellement entraîner des complications comme des infections ou des luxations post-opératoires.
Un suivi médical est recommandé après la chirurgie, avec des anticoagulants prescrits pour prévenir les éventuels caillots sanguins. Les patients commencent généralement la rééducation dès le lendemain de l'opération, aidés par des kinésithérapeutes.
Vivre pleinement après la pose d’une prothèse de hanche
La durée de vie d'une prothèse de hanche est en moyenne de 15 à 20 ans, grâce aux matériaux modernes qui sont bien tolérés par l'organisme. Bien qu'un renouvellement puisse s'avérer nécessaire dans de rares cas, les innovations récentes ont considérablement réduit cette fréquence.
Après l'opération, un suivi régulier est essentiel, avec des visites programmées et des radiographies pour s'assurer de la bonne intégration de la prothèse. La rééducation se concentre sur l'adaptation aux nouveaux gestes quotidiens afin d'éviter des positions nocives.
Les patients peuvent dès lors participer à diverses activités physiques comme la marche, la natation et le vélo, à condition que ces activités ne soient pas intensives. La reprise de la conduite est généralement possible après six semaines.







