Stupeur au sein des équipes municipales parisiennes. Le dimanche 12 avril, des agents de la mairie ont découvert plusieurs inscriptions inappropriées sur trois stèles du jardin mémoriel situé dans le 4e arrondissement. Ce lieu de recueillement, inauguré par Emmanuel Macron le 13 novembre 2025, honore la mémoire des 132 victimes des tragiques événements de 2015.
Les tags, réalisés au feutre noir, comprennent des slogans tels que "ACAB" (signifiant que "tous les flics sont des salauds"), "baise les flics" et des mentions de "Gaza". Des étoiles de David ont également été trouvées, suscitant une indignation générale. Ariel Weil, le maire de Paris Centre, a affirmé : "La ville de Paris porte plainte, comme toujours, pour que les coupables soient traduits en justice."
Des vandales alliés objectifs des terroristes
La réaction ne s'est pas fait attendre. Sur le réseau social X, Arthur Dénouveaux, président de l'association Life for Paris, a qualifié ces actes de "vandalisme allié aux objectifs des terroristes", et a ajouté que cela pourrait constituer une manipulation politique.
Les familles touchées par les attentats ressentent une tristesse encore plus forte, car ce n'est pas la première fois que ce jardin est la cible de dégradation. Cinq mois après son inauguration, des incidents similaires avaient déjà été signalés, avec des lanternes renversées et des déchets abandonnés sur les lieux, selon Le Parisien.
Ce dernier incident soulève la question cruciale de la sécurité autour des lieux de mémoire. L'enquête, confiée à la sureté territoriale, visera à établir si ces actes sont isolés ou s'il s'agit d'une stratégie délibérée de provocation. En octobre 2023, des étoiles de David taguées dans Paris avaient déjà suscité un vif émoi. Une enquête avait révélé qu'il s'agissait d'une opération de déstabilisation orchestrée par des réseaux pro-russes.







