La cour d'appel de Paris a confirmé l'irresponsabilité pénale d’un homme souffrant de troubles psychiatriques, reconnu coupable d'avoir tué sa femme et leurs quatre enfants à Meaux le jour de Noël 2023, comme rapporté par l'AFP.
Cette décision rendue jeudi par la chambre de l’instruction a été anticipée par les proches des victimes, d'après leur avocate, Caty Richard, qui a souligné l’unanimité du verdict des experts.
Le drame s'est déroulé le 25 décembre 2023, lorsque des voisins, s’inquiétant de l’absence de nouvelles, ont alerté la police. En pénétrant dans l'appartement d’un complexe du quartier populaire de Beauval à Meaux (Seine-et-Marne), les agents ont découvert une 'scène de crime d’une très grande violence', selon le procureur de Meaux, Jean-Baptiste Bladier. Les autopsies ont révélé que la mère et ses filles, âgées de 10 et 7 ans, avaient reçu une dizaine de coups de couteau chacune, tandis que les garçons, de 4 ans et 9 mois, avaient péri par noyade.
Coups de couteau, noyades
Interpellé le lendemain des faits, le père de 33 ans a reconnu les meurtres, expliquant avoir 'entendu des voix' lui ordonnant de 'faire du mal'. La conclusion du procès reste financièrement et émotionnellement lourde pour les proches, qui éprouvent un sentiment d'injustice. Caty Richard, avocate des victimes, décrit le verdict comme une violence institutionnelle, critiquant la rapidité des procédures. 'C'est une illustration du peu de considération pour les victimes dans le cadre de la justice actuelle', affirme-t-elle.
La réforme de la justice criminelle, soutenue par Gérald Darmanin, suscite également des inquiétudes, notamment en raison de l’instauration d’une procédure de 'plaider coupable' qui permettrait des procès plus expéditifs sans témoins ni experts. Ce thème a été largement débattu au sein du Sénat ces derniers jours, provoquant une forte réaction de la part des avocats, préoccupés par l'impact d'une telle réforme sur les droits des victimes et le système judiciaire dans son ensemble.







